Le 9 novembre 1932: plus jamais ça!

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Il y a aujourd’hui 75 ans, l’armée tirait sur une manifestation ouvrière antifasciste, tuant 13 personnes et en blaissant des dizaines d’autres. Cette manifestation était oragnisée par les syndicats et les socialistes pour protester contre la montée des mouvements fascistes, très présents à Genève sous la houlette de Georges Oltramare. La troupe, une compagnie composée de jeunes recrues inexpérimentées, était commandée par le vaudois Raymond Burnat, qui fondateur des groupements patronaux.

Les syndicats et les partis de gauche genevois organisent comme chaque année une manifestation (vers la pierre commémorative sur la plaine de Plainpalais) en hommage aux victimes et pour rappeler que le danger fasciste reste d’actualité. Manifestation à laquelle je ne peux malheureusement pas me rendre, pour cause de campagne électorale pour le 2ème tour de l’élection au conseil des Etats.

Vers une reconquête socialiste

Le parti socialiste suisse a quatre ans pour regagner l’électorat et les sièges perdus le 21 octobre dernier. Suite à ma réaction à chaud, voici quelques pistes que je tire des réflexions et discussions de ces derniers jours, notamment des commentaires postés sur mon blog.
La reconquête doit être l’œuvre des socialistes eux-même. Car ce n’est pas seulement le budget de campagne de l’UDC ou l’aide indirecte d’Al Gore et de Nicolas Hulot aux verts qui ont coulé le PSS. Mon parti doit sa défaite avant tout à lui même. Et retrouver un profil clair et facile à comprendre. Hans-Jürg Fehr l’a d’ailleurs bien dit dans la Wochenzeitung de la semaine passée: «L’électeur sait tout de suite que UDC = contre les étrangers et verts = pour le climat. Mais PS= ?, il n’en sait rien…».
La reconquête doit à mon avis s’articuler sur trois axes: présence gouvernement, défensive et offensive.
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Débâcle du PSS: Réaction à chaud

Le PSS vient de subir une débâcle. C’est la première fois que le PSS perd des plumes (9 sièges, c’est même plus que des plumes!) parce que l’UDC gagne.
Quelques constations à chaud:
• L’UDC gagne grâce à l’argent. Le parti de M. Blocher a investi plus de 10, si ce n’est 15 millions pour sa campagne. La preuve que les millionnaires sont de son côté. L’UDC le leur rend bien, d’ailleurs, elle qui revendique de nouveau cadeaux fiscaux en faveur des gros actionnaires et des gens fortunés. En outre, elle refuse toute transparence au sujet de ces montants et de ses donateurs, et la majorité bourgeoise a refusé une proposition socialiste souhaitant instaurer une certaine transparence.
• Le PS n’a pas su vendre ses succès. Or, il y en a eu quelques-uns: l’assurance maternité, l’harmonisation des allocations familiales, la taxe sur le C02, le soutien aux énergies renouvelables le renforcement des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes et de la lutte contre la sous-enchère salariale.
• Le PS n’a pas réussi se profiler comme un parti d’opposition et à capitaliser ses succès en tant qu’opposition: Nous avons largement gagné sur les votations-phares de la législature (11ème révision de l’AVS, paquet fiscal) et fait obstacle au programme néo-libéral de la majorité UDC-PRD du conseil fédéral, mais ne sommes pas parvenu à transformer ces succès majeurs en suffrages.

• Le PS n’avait pas de stratégie clair au sujet de l’élection au conseil fédéral. D’abord contre M. Blocher, puis pour le PDC, puis contre M. Merz. Bref, quand le discours n’est pas clair, l’électeur y perd son latin. Et ne vote pas.
• Le PS ne perd pas lorsqu’il est profité à gauche et proche des syndicats (VD, JU, FR), mais prend une claque là où il tente de se profiler au centre et de donner l’avantage aux pseudo «modernistes» (BE, ZH).
• Forte de sa victoire l’UDC, va dicter le ton. Elle va mettre son programme en application:
o Coupes dans les rentes AVS, hausse de l’âge de la retraite (des femmes, puis de tout le monde), coupes dans les prestations de l’assurance-maladie de base…
o Baisses des salaires, pas de lutte contre la sous-enchère salariale
o Cadeaux fiscaux à gogo, pour les gros actionnaires, les grosses fortunes, les managers et les hauts revenus en général. Et bien sûr, programmes d’économies dans les finances publiques à ne plus savoir qu’en faire…
o Frein aux (pourtant modestes) réformes écologiques en cours, construction de centrales nucléaires.
o    Des attaques contre le service public: privatisation de swisscom, puis de la SUVA, de la poste.
o    Recul de l’égalité de chances, entre les femmes et les hommes, entre les milieux modestes et aisés…

Le PS aura malheureusement moins de député-e-s au conseil national pour s’y opposer.
• Là où les radicaux et les libéraux s’allient avec l’UDC, cette alliance ne profite qu’aux blochériens. Ainsi, l’UDC obtient un siège par surprise au JU suite à une alliance avec le PRD, radicaux et libéraux vaudois se cassent la figure et l’UDC vaudoise, qui n’a plus rien d’agrarienne, en tire tous les bénéfices.

Premier mai!

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Mon programme de premier mai était chargé. Manif à Berne le matin, puis repas et discours à Moutier (encore un immense merci pour le très chaleureux accueil) et encore un discours à La Chaux-de-fonds (là aussi, l’accueil était très sympa). Une journée très réussie: Toutes les fêtes étaient sympathiques et familiales. Un petit accroc à signaler quand même: le passage à niveau des Reussilles étant en travaux (fallait le faire, un 1er mai!) et la route barrée, il a fallu couper à travers champ pour rejoindre la route de La Tchaux et ne pas y arriver en retard…

Le Quotidien Jurassien a traité en long et en large de la fête interjurassienne de Moutier. Télécharger l’article (pdf)

L’impartial a quant à lui raconté la fête de La Chaux-de-fonds. Télécharger l’article (pdf)

Micheline aurait mieux fait de se taire…

…ou de faire part de ses critiques à l’interne!

Disons-le tout net, j’aime beaucoup les positions, les actions et le style de Micheline Calmy-Rey. Notamment les rencontres avec la population qu’elle organise en tant que présidente de la Confédération. Mais je ne peux en aucun cas approuver les critiques qu’elle fait au PSS (voir le résumé sur le site de la radio romande).
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Zürich: Il faut tirer rapidement les leçons de la débâcle socialiste

Le PS zurichois a subi une déroute d’une rare ampleur, perdu 7% de son électorat et 17 sièges au parlement cantonal. On croyait seulement le parti radical capable d’une telle débâcle. Deux tiers de ces pertes vont à la droite (aux verts libéraux) mais une bonne partie va aux verts «traditionnels», clairement à gauche dans le canton de Zurich. Jusqu’à présent, les pertes socialistes vers les verts restaient modérées, voire inexistantes.
A six mois des élections fédérales, tous les socialistes de Suisse doivent tirer les leçons de la débandade de nos camarades zurichois et, car il est malgré cette défaite toujours crédible (et nécessaire!) de vouloir devenir le premier parti des chambres fédérales, agir pour inverser la tendance. C’est possible à condition d’agir vite avec une stratégie claire.

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L’égalité des chances doit devenir un thème de campagne!

L’assemblée des délégué-e-s du PSS (samedi dernier) a adopté un plan pour l’égalité des chances dans la formation. Les médias n’accordant aux propositions concrètes des socialistes en général pas la même attention que les âneries xénophobes de l’UDC (la mode est plutôt à traiter le PS de «conservateur n’ayant rien à proposer»), les détails n’en sont que peu connus et l’égalité des chances est encore loin d’être un thème majeur de la campagne pour les élections fédérales. Dommage, car la lecture en est intéressante. Et elle démontre que les socialistes sont les seuls à promouvoir et défendre l’égalité des chances. La question est fondamentale: sans égalité des chances face à la formation, à quoi cela sert-il d’avoir des hautes écoles parmi les meilleures du monde, une économie de pointe qui requiert une main d’œuvre hautement qualifiée et de s’en enorgueillir, si une partie de la population en est exclue (et ne bénéficie donc en rien des colossaux investissements publics qui vont avec)?

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Le socialisme au 21ème siècle.

L’hebdomadaire «Vorwärts» (non, ce n’est pas le journal de Hans Schaudi, mais l’organe du parti suisse du travail/POP et pendant alémanique de «gauchebdo») m’a demandé, dans le cadre d’un numéro spécial, ma définition du «socialisme du 21ème siècle». Le tout en moins de 1000 signes. Pas facile. Surtout vu les milliers de pages déjà écrites sur le sujet. Bref, n’étant pas un as du résumé et de la concision (vous vous en êtes certainement aperçu-e-s, chers et chères lecteurs-trices ;-) j’ai dû me limiter à un (petit) aspect: la justice fiscale.

Le sujet est bien choisi: Arnaud Montebourg, député socialiste et porte-parole de la candidate à la présidentielle française Ségolène Royal, attaque justement la politique fiscale de la Suisse, dans une colonne publiée par le quotidien «Libération».
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