Qui a dit que les radicaux négligeaient l’apprentissage ? Otto Ineichen, entrepreneur iconoclaste et conseiller national radical a lancé « speranza », un projet de création des places de formation, avec le soutien de la Confédération (comme quoi le libéralisme n’empêche pas de demander des subventions…). Son objectif de 2’000 nouvelles places, notamment d’apprentissage avec attestation (nouvel apprentissage en deux ans pour les élèves en difficultés scolaires) est presque atteint : près de 1800 places ont été créées.
Qu’en penser ? Si l’on ne peut que se réjouir de ces nouvelles places, il faut s’inquiéter du nombre important de places de « stages » ou de « préapprentissage » qui n’offrent guère de perspectives professionnelles aux jeunes. Et il faut surtout regretter que le parti radical ne se préoccupe des problèmes des jeunes qu’en période pré-électorale…
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Archives de l’auteur : jcs
Confédération Internationale des Syndicats
Mon activité syndicale m’a ammené à être présent, à quelques jours d’intervalle, à deux congrès de grande envergure: le congrès fondateur de la Conférération Syndicale Internationale et le 53ème congrès ordinaire de l’Union Syndicale Suisse. Voici un billet d’ambiance paru dans Domaine Public.
Mme Leuthard et la crise des places d’apprentissage
Doris Leuthard vient de présenter, conjointement avec les partenaires sociaux, quelques mesures pour lutter contre la pénurie des places d’apprentissage et le chômage des jeunes. Première bonne nouvelle : Mme Leuthard semble prendre le problème au sérieux. Seconde bonne nouvelle : les mesures proposées, pour peu qu’elles soient appliquées, sont de bonne facture. Mais il subsiste un bémol de taille : rien n’est prévu pour encourager la création de places de formation. Or c’est là que se situe à mon avis la clef du problème.
Marché des places d’apprentissage, la détente ou le miroir aux alouettes ?
Selon le récent « baromètre des places d’apprentissage », il y a plus de places d’apprentissage et moins de jeunes qui en cherchent. Mmes Leuthard (conseillère fédérale) et Renold (directrice de l’OFFT) peuvent-elles donc plastronner ? Les syndicats avaient-ils tort de s’alarmer ? Et ont-ils tort de continuer à peindre le diable sur la muraille (voir le communiqué de l’USS) ? Malheureusement pas.
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La Soupe sur RSR la 1ère
Débat télévisé pour les allocations familiales
J’étais un des invités d’infrarouge du mardi 24 octobre pour défendre les allocations familiales.
Visionner l’émission.
OUI aux allocations familiales: le site spécial du PSS.
Lire aussi mon article paru dans le Temps.
Débat contre Suzette Sandoz sur le droit de vote à 16 ans
TSR 1, journal de 19h, le 18 octobre 2006.
Le débat sur le droit de vote à 16 ans refait surface suite à l’intéressante proposition glaronnaise. Mais est-ce vraiment une bonne solution pour augmenter l’intérêt des jeunes à la chose publique ? Ma réponse : oui, mais cela ne doit pas être une mesure isolée.
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Jeunes chômeurs : Pouce M. Daum !
Lors d’un entretien dans l’émission « mise au point« , le nouveau directeur de l’Union Patronale Suisse, Thomas Daum propose des économies scandaleuses sur le dos des jeunes chômeurs: réduire de 400 à 250 le nombre de leurs indemnités journalières. Voici ma réaction.
La première intervention de Thomas Daum en tant que nouveau patron des patrons a très certainement plu à la force montante de milieux économiques helvétiques, l’UDC, qui doit se réjouir de voir une de ses récentes propositions remise sur le devant de la scène. Il s’agit d’économiser dans l’assurance-chômage en diminuant les indemnités journalières des moins de 25 ans de 400 à 250. Selon le nouveau directeur de l’Union Patronale, il ne s’agit que de « quelques économies », qui plus est « raisonnables, vu que les jeunes chômeurs retrouvent de toute façon un emploi beaucoup plus rapidement que leurs aînés ». Mais cet argument camoufle mal une volonté systématique de rogner sur les droits des catégories les plus fragilisées de la population. Les invalides sont les premiers sur la liste, et les jeunes, à en croire M. Daum, n’attendront pas bien longtemps avant d’essuyer une nouvelle salve.
Objectif : élections 2007 !
2007 sera une année électorale. Lors des premières d’entre elles, les élections cantonales vaudoises, je viserai un siège au Grand Conseil, sur la liste socialiste de l’arrondissement de Lavaux – Oron. Après 7 ans de conseil communal à Riex et 4 ans et demi comme vient-ensuite sur la liste socialiste, je suis prêt. Je pars cependant comme outsider : Dans notre arrondissement, le PS ne peut guère espérer plus 3 élu-e-s et trois député-e-s sortant-e-s seront sur la liste. La « prime au sortant » est toujours forte, le tirage au sort m’a alloué la dernière place sur la liste, mais je pars dans tous les cas pour gagner.
Candidat, pourquoi ? Pour être à tout prix candidat à quelque chose ? Certainement pas. En 2007, le canton révisera par exemple sa loi sur la formation professionnelle. Ce sujet est un de mes points forts et je m’engage à faire en sorte que les intérêt des jeunes en formation et des jeunes salarié-e-s soient intégrés dans la nouvelle loi. Spécialiste de l’emploi des jeunes, de l’apprentissage et de la politique de la formation, (c’est un des aspects de mon travail syndical) j’ai de sérieux atouts à faire valoir. Je reviendrai plus en détail sur ce sujet.
Sur ce blog, vous retrouverez régulièrement mes commentaires d’actualité, mes articles parus dans divers journaux, dont les hebdomadaire « Domaine Public » et « Le Régional », certains articles et émissions à mon sujet et, bien entendu, vos commentaires.
Mais aussi, lorsque la campagne aura vraiment démarré, un carnet de campagne.
Et les élections suivantes ? D’ici l’automne 2007, j’ai encore bien le temps d’y penser…
Jean Christophe Schwaab
Les allocations familiales : un contre-projet aux rabais fiscaux.
Le 26 novembre, le peuple se prononce sur l’harmonisation des standards minimaux des allocations familiales. Je dis OUI à cet importante mesure en faveur des familles. Voici pourquoi:
Les problèmes financiers des familles sont réels et incontestés. Avoir des enfants coûte malheureusement de plus en plus cher et la période durant laquelle il faut les entretenir s’allonge de plus en plus : l’entrée en formation est toujours plus tardive, les formations, car il en faut souvent plus d’une, durent de plus en plus longtemps, sont de plus en plus coûteuses et elles permettent de moins en moins aux élèves d’avoir un revenu accessoire pour les financer. Les charges des parents augmentent donc, alors que leur pouvoir d’achat s’érode. Corollaire : plus qu’une charge, un enfant est désormais un risque de pauvreté. Bien des « travailleurs pauvres » le deviennent en effet à la suite d’une naissance dans la famille et un enfant sur dix est pauvre. Cela explique en partie la baisse de la natalité, dont la société toute entière subit les conséquences ; notamment les assurances sociales, sous pression, car le ratio actifs- retraités est devenu un moyen de chantage, et l’économie, qui entrevoit la menace d’un manque de main d’œuvre. Dans ce contexte, une action en faveur des familles est non seulement nécessaire, mais aussi source de nombreux bénéfices.


