Merci, merci… et ce n’est pas fini !

Les résultats du 2ème tour de l’élection au Conseil des Etats me permettent d’entrer au Conseil national. Je tiens à remercier encore une fois toutes les électrices et tous les électeurs qui m’ont fait confiance, ainsi qu’à mon parti… et au tandem de choc Savary/Recordon! Durant les quatre ans à venir, j’aurai à cœur de continuer à m’engager pour les salariés, pour les jeunes et pour la solidarité entre les générations. J’espère défendre dignement les intérêts des vaudoises et des vaudois à Berne. Je compte d’ailleurs sur vos commentaires, vos idées, vos remarques et vos critiques: ce blog (avec mes comptes facebook et twitter) est et doit rester une plate-forme d’échange entre élus et citoyens.
Les résultats du deuxième tour permettent à mon avis de tirer quelques enseignements intéressants. Continuer la lecture

Merci… et on repart en campagne!

Je tiens à remercier chaleureusement les électrices et électeurs qui ont fait confiance au PS et à ma candidature en particulier. Grâce à eux, les socialistes remportent une victoire historique, qui récompense des années de travail pointu sur les thèmes qui préoccupent les vaudoises et les vaudois. Grâce à eux, nous couronnons la campagne collective d’une vraie équipe par le gain de non pas un, mais deux sièges. Grâce à eux, je serai élu au Conseil national si notre conseillère aux Etats Géraldine Savary est réélue.
Il s’agit maintenant de se mobiliser pour confirmer les excellents résultats de la gauche et des verts au premier tour et de voter compact le ticket gagnant Savary/Recordon (le 13 novembre). Malgré les bons résultats du premier tour, aucune élection n’est jamais gagnée d’avance et se reposer sur ses lauriers pourrait faciliter l’accession de l’UDC aux Conseil des Etats. Ensuite, il faudra amplifier le ras-le-bol populaire et faire barrage à l’UDC blochérienne en élisant Béatrice Métraux (les verts) au Conseil d’Etat vaudois (le 27 novembre).

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PS : La scandaleuse gabegie des services informatiques vaudois montre à quel point l’informatique est vulnérable. S’il y avait eu un vote en ligne généralisé, ce que souhaitent certains adeptes aveugles de la «modernité», l’impact de ces pannes aurait été bien pire que quelques heures supplémentaires d’attente. Quelle confiance en effet les citoyens auraient-ils pu avoir dans un système de vote qui plante au beau milieu de opérations? Ce déplorable événement renforce à postériori la pertinence du postulat interpartis contre le vote par internet récemment accepté par le Grand conseil. Il montre aussi qu’en matière de vote électronique, la plus grande des prudences s’impose ; le volontarisme borné de la Chancellerie fédérale et de certains cantons n’est certainement pas compatible avec cet élémentaire principe de précaution.

Proposition pour encourager l’engagement associatif et citoyen des jeunes

C’est bien connu, les jeunes ne sont pas motivés, ni flexibles. Ils sont paresseux, incompétents, violents et mèneront à coup sûr la Suisse à sa perte dès qu’ils auront pris des responsabilités. Le formidable engagement associatif des jeunes de notre pays démontre à quel point ces clichés récurrents et tenaces sont aussi creux que ceux qui les colportent.

Que ce soit au sein d’une association (pas forcément de jeunesse) ou dans le cadre du travail de jeunesse en milieu ouvert, ils sont plusieurs centaines de milliers à œuvrer pour la collectivité, dans toute la Suisse. Cet engagement citoyen doit être salué et encouragé. Par exemple par une promotion et un renforcement du congé-jeunesse (art. 329e du Code des Obligations). Continuer la lecture

Voter à droite = baisser les rentes AVS et augmenter l’âge de la retraite

Après une première tentative avortée il y a quelques mois à peine, la droite bourgeoise revient à la charge pour baisser les rentes AVS et augmenter l’âge de la retraite. La majorité UDC-PLR-PDC de la commission de la sécurité sociale du Conseil des Etats vient en effet de décider d’augmenter d’une année l’âge de la retraite des femmes. Cette augmentation n’est que le prélude d’une augmentation généralisée, dans la droite ligne des propositions Couchepin ou de l’Union Patronale (67 ans). Pour toutes les retraitées, il s’agira de travailler plus… pour gagner moins, car, parallèlement, cette même majorité souhaite diminuer l’indexation des rentes AVS, les rentes du 2ème pilier et donc le pouvoir d’achat de tous les rentiers. Continuer la lecture

Renforcer la cohésion sociale, fortifier la Suisse

Les tentatives de faire payer aux salariés la surévaluation du franc, par exemple en augmentant le temps de travail, sont de plus en plus nombreuses. Elles font craindre que ce soient eux qui devront subir en premier les conséquences des difficultés économiques qui nous menacent. Or, ils avaient déjà l’impression, sinon la certitude, que les bénéfices de la croissance leur étaient refusés et que leur lot se composait plutôt de loyers en hausse, de prix surfaits, de salaires stagnants, de pouvoir d’achat en berne.
Ce constat est corroboré par le creusement des écarts de revenus et de fortune au cours des dernières années. Continuer la lecture

Sus aux smart-traîtres!

Smartvote est décidément bien pratique. Cet outil qui se prétend intelligent ne permet pas seulement de classer facilement tous les candidats dans des catégories rigides (parfois pour de mauvaises raisons), il permet aussi de faire la chasse aux «traîtres». Ou en tout cas aux «dissidents en puissance» qui ont, en tout cas selon smartvote, des avis différents de celui de leur parti. C’est la nouvelle utilisation de smartvote que le vante tsrinfo.ch. A l’aide de la smartspider, on peut désormais débusquer sans beaucoup d’effort les profils qui divergent beaucoup de celui de leur parti: il suffit de superposer les toiles d’araignées et de voir, un peu au pifomètre, si ça correspond grosso-modo. Et tant pis si cela aboutit à des lapalissades telles que «PBD plutôt conservateur» voire des absurdités comme «vert-libéral hors-parti». Les candidats en question pourront donc se targuer d’être «indépendant des logiques partisanes» tout en étant conspués pour «ne pas s’en tenir à la ligne». Bref, il y en aura pour tous les goûts.

Mais la réalité est, une fois de plus, beaucoup plus subtile que smartvote, qui ne permet pas de déceler les vraies différences entre les candidats et la ligne de leur formation politique. Ainsi, la smartspider d’un candidat vert vaudois qui vote très souvent avec la droite au Grand conseil reste étrangement semblable à celle de sa liste au Conseil national. Smartvote, qui ne tient pas compte du contexte des décisions politiques, ni du vote final des élus, ne le considérera donc pas comme un élu «en marge de son parti», alors que, dans les faits, il ne vote pas toujours avec son camp, y compris lors de votes de principe gauche-droite. Ce que smartvote, qui pose des questions imprécises et hors de tout contexte, est totalement incapable de mettre en évidence. Il s’agit pourtant d’une information cruciale pour les électeurs, tant pour ceux qui privilégient l’engagement collectif et souhaite voter pour des gens en phase avec le programme de leur parti, que pour ceux qui privilégient l’indépendance d’esprit.

Il convient ici de rappeler que la politique est un engagement collectif, en particulier lors d’une élection à la proportionnelle, et qu’aucun élu ne le serait sans la force de sa liste. Dans ce contexte, les candidats qui prennent beaucoup le contre-pied des positions de leurs propres listes ne jouent guère le jeu. Mais, s’il est important de les identifier, il faut éviter de laisser à un outil aussi peu fiable que smartvote le soin de le faire. C’est plutôt aux partis de veiller à l’équilibre leur liste, aussi du point de vue des positions personnelles des candidats et de leurs éventuelles divergences avec le programme commun.

PS: J’avais répondu «plutôt oui» à la question smartvote concernant le «managed care», car le principe me semble intéressant. Vu la décision des chambres à ce sujet, je penche désormais fermement pour le «non». Si smartvote avait posé une question un tant soit peu complète (il aurait d’ailleurs fallu en poser plusieurs), cette prise position aurait été visible dans le résultat du questionnaire. Mais ce dernier est totalement statique, alors que le monde réel, lui, ne cesse d’évoluer. Dommage.

Achat d’adresses…

C’est un secret de polichinelle. Certains partis et candidats dépensent beaucoup, beaucoup d’argent pour tenter de convaincre les électeurs. Argent qui vient souvent d’entreprises ou groupes d’intérêt qui attendent un «retour sur investissement» (on l’a par exemple constaté dans le canton de Vaud, où les clinique privées ont convaincu leurs stipendiés du PLR et de l’UDC de torpiller la révision de la planification hospitalière).

Et, parmi les dépenses de campagne, l’achat d’adresses tient une bonne place. Tout le monde – ou presque – à déjà vu sa boîte aux lettres abreuvée de courriers personnalisés dans lesquels des candidats que l’on ne connaît ni d’Eve ni d’Adam s’adressent à nous comme à de vieux amis pour vanter leur programme personnel.

Pour ce faire, ils ont dépensé une partie de leur budget de campagne pour acheter les adresses. Par exemple à l’entreprises BVA, qui fait en ce moment un marketing très agressif auprès des candidats: J’ai déjà reçu trois fois leur courrier dans lequel il promettent élection dans un fauteuil, monts et merveilles… en achetant des adresses de particuliers et en leur envoyant des courriers personnalisés ciblés. Ces courriers peuvent être ciblés par localité, mais aussi par profession (et probablement en fonction d’autres critères comme le revenu?). Et ce à un prix fort intéressant: dès 35 centimes l’adresse (la liste ne détaille pas les autres prix, par exemple celui d’un fichier plus précis contenant âge, profession, situation familiale, revenu, fortune, opinions politiques, temps passé sur facebook et pointure des pieds).

La pub de BVA ne dit en revanche rien de la protection des données et de la façon dont ils se procurent ces adresses ciblées. BVA n’explique par exemple pas aux  personnes qui figurent dans se fichiers comme ils se sont procuré leurs données, ni sur le prix auquel ces données sont revendues aux candidats. Mais à quoi bon, la transparence n’existe pas non plus en matière de financement des campagnes politiques…

 

PS: Mes propres dépenses de campagne se montent actuellement à 0.—Fr. Comme les autres candidat-e-s de ma liste (no 6), j’enverrai quelques centaines de cartes postales à mes connaissances. Au PS, l’engagement est collectif.

Bilan de législature (ou presque) (2/2)

Voici, comme annoncé dans mon premier billet intitulé «bilan de législature (ou presque)», les principaux dossiers que j’ai suivis avec particulièrement d’attention au cours de mes quatre premières années de Grand conseil:  Continuer la lecture

Bilan de législature (ou presque) (1/2)

La législature ne finit qu’en mars 2012, mais tant la rentrée parlementaire vaudoise (le Grand Conseil recommence à siéger demain) que ma candidature au conseil national sur la liste du PSV sont une bonne occasion pour tirer un premier bilan de mon activité de député au cours de ces quatre dernières années. Ce bilan s’articule en deux parties, la première consacrée aux interventions parlementaires, la seconde (à paraître prochainement) aux principaux dossiers suivis. Continuer la lecture

Smartvote ou l’échec du vote dit intelligent

A chaque élection, il faut sacrifier au remplissage du désormais incontournable questionnaire en ligne «smartvote». Cet outil de «vote intelligent» (enfin, c’est ce qu’il laisse entendre) s’est malheureusement taillé un monopole inexpugnable et malheur au candidat qui n’y serait pas présent: il risquerait de perdre toute chance de rendre ses positions un tant soit peu visibles. Et force est de constater que l’objet sait susciter l’enthousiasme. Les candidats sont tout fiers de comparer et de commenter leurs position dans le classement des meilleures réponses et leur fringantes «smartspider». Et tant pis si la campagne de l’APG pour faire la promotion du machin donne presque la nausée avec ses photos hideuses qu’il est impossible de ne pas voir moins de trente fois par jour, à moins de s’exiler dans une région sans panneau d’affichage.

Malheureusement, smartvote reste truffé d’erreurs si monumentales qu’il serait déraisonnable de faire confiance à ce logiciel pour remplir son bulletin de vote. Même pour se faire une idée sérieuse des véritables motivations des candidats, il faudra repasser. Voici pourquoi à l’aide de quelques-unes des questions proposée par ce logiciel: Continuer la lecture