schwaab.ch fait peau neuve en vue des élections fédérales

Chères lectrices, chers lecteurs

Comme vous avez pu le constater, mon blog – désormais un blog de campagne en vue des élections fédérales d’octobre prochain – a fait peau neuve: nouvelle mise en page, nouveaux outils pour partager sur facebook et twitter… et nouvelle photo (qui est aussi ma photo électorale)!

Le contenu subira encore quelques petites modifications ces prochains jours.

Je profite de cette occasion pour vous souhaiter une excellente fête nationale.

Jean Christophe Schwaab, candidat au conseil national sur la liste du parti socialiste vaudois

Franz Weber: deux, Lavaux: zéro?

Le Grand Conseil s’apprête à examiner la révision de la Loi sur la protection de Lavaux (LLavaux). Une révision nécessaire pour trois raisons: Il s’agit en premier lieu d’améliorer la protection de ce site exceptionnel, de tenir compte ensuite de son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO et enfin de répondre aux critiques lancinantes de Franz Weber comme quoi «Lavaux se dégraderait inexorablement et les autorités ne feraient rien». Ces arguments ont présidé au lancement de l’initiative «sauver Lavaux 3». Or, si les deux premières initiatives «sauver Lavaux» étaient indéniablement nécessaires et ont fortement contribué à la sauvegarde du site, la 3ème initiative n’est rien d’autre qu’une tentative de mettre la région sous cloche en figeant totalement son développement, et par là-même son existence. Fort heureusement, la Cour constitutionnelle a invalidé cette initiative jusqu’au-boutiste. Lire la suite

«La politique de promotion économique axée surtout sur la fiscalité est finie»

Ce que les socialistes répètent depuis longtemps est confirmé par un spécialiste de la question, le directeur de l’organe de promotion économique de la Suisse occidentale «Greater Geneva Berne area», M. Philippe Monnier, interrogé par le «Matin dimanche» d’aujourd’hui (l’article n’est pas disponible en ligne).
Au sujet de la pertinence de distribuer force cadeaux fiscaux pour attirer les entreprises, ce dernier déclare sans ambage: «Les cantons ont retenus les leçons du passé. Ils savent qu’on ne peut pas attirer des entreprises à long terme avec des seuls cadeaux fiscaux.» Et, plus loin: «Au final, l’élément le plus important pour convaincre et retenir une société, c’est quand même la qualité de la main d’œuvre. Nous mettons beaucoup moins l’accent sur la fiscalité que par le passé». On ne saurait être plus clair.
Bref, voilà qui décrédibilise les belles théories des partisans des cadeaux fiscaux à tout va. Pour attirer des entreprises et créer des emplois, il ne faut donc pas se lancer dans une concurrence fiscale ruineuse qui prive l’Etat de moyens et empêche d’investir là où c’est utile et nécessaire. Au contraire, ce qui fait la qualité de notre place économique (formation, sécurité, innovation, qualité des infrastructures) a son coût. Pour l’assumer et garantir la pérennité de notre économie à long terme, il faut donc que l’Etat garde suffisamment de moyens. Et cesse de croire que baisser les impôts est un remède miracle.

Histoire d’un minable petit chantage

Dimanche dernier, quelques grands patrons ont pesté contre l’initiative pour la justice fiscale, menaçant carrément de «quitter la Suisse» en cas de oui à la suppression des abus de la concurrence fiscale. Ces mesquins maîtres-chanteurs jouaient à la foi le rôle de l’enfant gâté («si tu fais pô comme je veux, je boude») et celui, plus grave, du seigneur féodal qui n’a aucun respect pour la démocratie («le bon peuple n’a qu’à voter comme notre bon plaisir le lui commande»).

Parmi eux, Alfred Schindler, patron des ascenseurs du même nom domicilié dans le demi-canton de Nidwald. Un monsieur tout ce qu’il y a de plus à l’abri du besoin, en témoignent son revenu annuel (dividendes compris) d’environ 48 millions et sa fortune de quelques 500 millions de francs. Il prétendait que l’initiative socialiste lui ferait payer «70 à 80% » d’impôt. Mais aujourd’hui, le « Blick» lève le voile sur cette supercherie. Le quotidien alémanique a calculé qu’en cas d’acceptation de l’initiative, non seulement M. Schindler ne payerait pas autant d’impôts (à peine 37% de son revenu), mais surtout que ce montant resterait nettement inférieur à celui que M. Schindler payerait dans les cantons de Zürich, de Berne ou de Bâle. Nidwald ne se transformerait donc pas en «enfer fiscal». Mais ce n’est pas tout, son impôt serait, même en cas de oui à l’initiative, aussi inférieur à celui que M. Schindler aurait à subir s’il mettait sa menace à exécution et déménageait en Australie, où il possède une maison. Enfin, le «Blick» révèle que, pour étayer sa menace, M. Schindler a confondu les impôts de sa société et les siens. Si l’on suit l’argumentation des milieux économiques comme quoi les hauts salaires sont forcément synonymes de compétence, nul doute que cette erreur n’était pas involontaire.

Cette petite histoire permet de rappeler que :

·         L’initiative pour la justice fiscale laisse les cantons libres de fixer la quasi-totalité de leurs taux d’imposition. Elle les empêche juste de pratiquer des taux indécents dont ne bénéficient que quelques super-riches.

·         Moins de 1% des contribuables domiciliés dans une minorité de cantons sont concernés par l’initiative. A l’instar de M. Schindler, il ne s’agit ni de patrons de PME, ni de représentants des classes moyennes. Aucun contribuable n’est concerné dans le canton de Vaud.

·         Les impôts des autres contribuables n’augmenteront pas si l’initiative est acceptée.

·         Les taux d’imposition helvétiques resteront inférieurs à ceux de la plupart des autres pays.

·         Des menaces aussi mal fondées que celles de M. Schindler sont des menaces en l’air.

Le 28 novembre, OUI à l’initiative pour des impôts équitables!

La concurrence déloyale n’est pas acceptable

Les abus de la concurrence fiscale mènent petit à petit notre pays à sa ruine. Certains cantons, parce qu’ils sont proches des grandes centres, de leurs infrastructures, de leurs emplois, de leur offre culturelle, de leurs hautes écoles, de leurs hôpitaux de pointe, etc. peuvent se permettre, parce qu’ils disposent de terrains à bâtir bien situés, d’attirer les bons contribuables à n’importe quel prix. Pour les autres cantons, pas d’autre choix que de suivre la sous-enchère et d’accorder à leur tour des cadeaux fiscaux à un minorité nantie, au risque de devoir, quelques années plus tard, couper massivement dans les dépenses publiques aux dépens de la majorité de la population.

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Histoires de gros sous

Les universités viennent de demander pas moins de 870 millions de francs supplémentaires pour le crédit quadriannuel 2013-2016 que les chambres fédérales seront bientôt appelées à voter. Cette augmentation doit permettre de financer une amélioration de l’encadrement et mieux soutenir la relève scientifique. A première vue, ça ressemble pas mal à des yeux plus gros que le ventre. D’aucuns ne manqueront pas de le penser. D’autres diront que les hautes écoles font preuve d’arrogance. D’autres enfin entonneront le couplet des pères-la-rigueur et brandiront, en vrac, dettes, déficit, prudence budgétaire et comptes d’apothicaire pour justifier de ne rien dépenser.
Pourtant, les hautes écoles ont raison d’insister pour être suffisamment dotées en moyens financiers. En effet, tous les crédits précédemment votés par le Parlement fédéral pour financer la formation et la recherche ont subi redimensionnements et rabottages au nom d’une rigueur budgétaire déraisonnable pour un pays dont la formation est la principale, si ce n’est l’unique matière première. Lors des deux exercices précédents, la quasi-totalité de la classe politique (à l’exception notable de l’UDC qui se fiche totalement de la formation et de la recherche) avait chanté les louanges d’une Suisse qui prend son avenir en main, mise sur sa matière grise et investit en faveur des emplois de demain. Une fois ces discours de cantine terminés, le dogme des caisses vides était revenu en force et tous les crédits avaient été, chaque année, soumis au «blocage de crédits» et avaient fondu comme neige au soleil, alors qu’ils étaient initialement insuffisants. Par exemple, en 2006, il aurait fallu augmenter les dépenses de la Confédération en matière de formation professionnelle de +8% afin qu’elle soit en mesure de tenir ses engagements découlant de la nouvelle loi sur la formation professionnelle. Or, le crédit finalement voté ne prévoyait que +6% d’augmentation, soit à peine de quoi maintenir le statu quo, malgré les énormes difficultés que connaissait et connaît encore le marché des places d’apprentissage. Adieu donc rêves d’investissements, belles promesses et perspectives d’amélioration de la situation!
La revendication des hautes écoles est donc tout à fait justifiée. Elle permet aussi de mettre les élu-e-s qui prétendent soutenir la formation devant leurs responsabilités. On ne peut pas vouloir un pays à la pointe de l’innovation sans vouloir en payer le prix.

Manifestation de solidarité avec les grévistes de CFF Cargo, 28 mars, 17h30, gare de Lausanne

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La débâcle de CFF cargo démontre à quelle absurdité mène la logique néo-libérale appliquée au service public. Forcer une entreprise telle que CFF Cargo à être rentable sans subventions publiques est insensé: C’est le meilleur moyen de l’empêcher d’assurer correctement sa mission (le transfert de la route au rail) et de maintenir des emplois dans les régions les moins favorisées, ce qui fait aussi partie des tâches du service public. En échec également, la volonté de retirer toujours plus de compétences aux élu-e-s, pour les confier à des conseils d’administration difficilement contrôlables et qui ne se préoccupent guère de l’intérêt général, mais sont plutôt assujettis à la logique du marché.

La grève et la colère du personnel de CFF Cargo et de la population tessinoise face à une entreprise que l’on démantèle petit à petit, sans consultation du personnel ni des autorités politiques sont donc légitimes. Mais le Tessin, Fribourg et Bâle ne sont pas les seuls concernés. Comme l’ont montré les discussions de ces derniers jours, les CFF sont prêts à faire jouer les sites les uns contre les autres, menaçant les ateliers d’Yverdon-les-Bains. Les vaudoises et vaudois sont donc appelés à témoigner de leur solidarité avec les grèvistes lors d’une manifestation le vendredi 28 mars, à 17h30 devant la gare CFF de Lausanne. Cette manifestation est notamment soutenue par le PSV, la JSV, l’USV, le SEV, Unia et le SSP.

Le site de soutien aux ateliers de Bellinzone.

Le tract unitaire (pdf) de la manifestation.