Les allocations familiales : un contre-projet aux rabais fiscaux.

 

Le 26 novembre, le peuple se prononce sur l’harmonisation des standards minimaux des allocations familiales. Je dis OUI à cet importante mesure en faveur des familles. Voici pourquoi:

Les problèmes financiers des familles sont réels et incontestés. Avoir des enfants coûte malheureusement de plus en plus cher et la période durant laquelle il faut les entretenir s’allonge de plus en plus : l’entrée en formation est toujours plus tardive, les formations, car il en faut souvent plus d’une, durent de plus en plus longtemps, sont de plus en plus coûteuses et elles permettent de moins en moins aux élèves d’avoir un revenu accessoire pour les financer. Les charges des parents augmentent donc, alors que leur pouvoir d’achat s’érode. Corollaire : plus qu’une charge, un enfant est désormais un risque de pauvreté. Bien des « travailleurs pauvres » le deviennent en effet à la suite d’une naissance dans la famille et un enfant sur dix est pauvre. Cela explique en partie la baisse de la natalité, dont la société toute entière subit les conséquences ; notamment les assurances sociales, sous pression, car le ratio actifs- retraités est devenu un moyen de chantage, et l’économie, qui entrevoit la menace d’un manque de main d’œuvre. Dans ce contexte, une action en faveur des familles est non seulement nécessaire, mais aussi source de nombreux bénéfices.

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Le parlement n’a pas le droit d’être pingre avec la formation !

 

Cet automne a lieu le débat sur les crédits pour la formation. De combien doit-on augmenter les moyens de nos écoles et hautes écoles? +4,5%, + 6%, + 8% ou même +10%? C’est une histoire de gros sous d’une importance capitale!

La dernière fois que la Parlement a eu à voter des crédits pour la formation, ce fut un fiasco. Lors des débats, tous les partis, à l’exception notable de l’UDC, ont claironné leur attachement aux investissements dans la matière grise et votés des crédits conformes aux besoins et aux ambitions de notre pays. Malheureusement, la majorité bourgeoise a repris d’une main ce qu’elle avait donné de l’autre et ces crédits ont fondu comme neige au soleil lors de chaque exercice budgétaire. Pour nos institutions de formation, c’est la stagnation, d’autant plus dommageable que de nombreux pays européens, par exemple l’Irlande, qui peut s’enorgueillir d’accueillir une multinationale pharmaceutique à la place d’Yverdon-les-Bains, ont quant à eux compris l’importance de l’éducation et ont dépensé sans compter, assurés de toucher de confortables dividendes. En effet, un franc investit dans la formation en rapporte trois.

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