Et une campagne pour la formation professionnelle, une!

formationprofessionelleplus.jpg

Décidément, rien ne vaut une bonne campagne en faveur de la formation professionnelle. L’an passé déjà, quoi qu’un peu plus tôt dans l’année, mais peut-être était-ce un cadeau d’adieu de Joseph Deiss, la Confédération lançait avec les cantons et les « organisations du monde du travail » (un joli néologisme introduit par la nouvelle loi fédérale sur la formation professionnelle pour ne pas avoir à dire « partenaire sociaux ») une campagne de promotion de l’apprentissage: « chance06.ch« . Cette année, elle est remplacée par (respirez un bon coup, le mot est long) formationprofessionnelleplus.ch (expirez). Bravo et chapeau bas. Mais pour l’innovation, il faudra repasser.

Continuer la lecture →

Le dimanche; priez, bossez!

Tout le monde ne demande que de travailler le dimanche. Je dirais même plus: tout le monde a-do-re-rait ça. Pas seulement les étudiants sans bourse ou les travailleurs précaires alléchés par de mirobolants suppléments salariaux. D’ailleurs, mon patron est venu l’autre jour me demander de bosser le dimanche. Comme il avait son grand sourire y’en-a-des-tas-qui-seraient-ravis-d’avoir-ton-job, je me suis dit que, moi aussi, je ne rêve que de bosser le dimanche. Tant mieux, car le dimanche, on s’emmerde sec. A l’église, par exemple, y’a personne. C’est nul. Voir la famille ou les amis? m’en parlez pas. Quant aux loisirs, c’est pour les feignasses. Alors, tant qu’à faire, autant aller au turbin.

Donc, après la libéralisation du travail dominical dans les commerces et services des grandes gares, les zones touristiques ou pour les jeunes de plus de 18 ans, saluons la possibilité d’autoriser quatre dimanche de travail de plus par an. Comme ça, on habituera gentilment toute la population à bosser le dimanche. Elle s’en réjouit déjà.

Chronique de politique chronique parue dans le journal satyrique le tromblon.

Les postulations anonymes contre le discrimination à l’embauche

Les jeunes migrants sont particulièrement touchés par les tensions qui persistent sur le marché des places d’apprentissage. Le Programme national de recherche sur l’enfance et la jeunesse (PNR 52 sur le même sujet) a récemment mis en évidence le fait que les inégalités les frappent de plein fouet. Face à l’embarras du choix, nombreuses sont les entreprises, notamment les PME, à céder aux fantasmes selon lesquels les jeunes issus de l’immigration «poseraient problème». D’où leur réaction souvent expéditive: elles n’entrent tout simplement pas en matière sur les postulations des jeunes qui ont la «mauvaise» nationalité ou le «mauvais» nom de famille. Deux études ont révélé que l’arbitraire règne en maître et que les entreprises qui se plient à ces préjugés agissent souvent contre leur propre intérêt.

Continuer la lecture →