ATEL, EOS, Alpiq et le grand conseil vaudois

En juillet dernier, j’avais interpellé le conseil d’Etat au sujet des projets de fusion entre EOS (détenue notamment par la Romande Energie, elle même détenue par l’Etat de Vaud) et ATEL, qui souhaite construire une centrale nucléaire. J’avais notamment posé une question sur la pertinence d’une telle fusion, vus les objectifs d’ATEL de poursuivre la voie de l’énergie nucléaire, ce que rejette la constitution cantonale. Le conseil d’Etat avait trois mois pour y répondre (Art. 116 LGC). C’était il y a preque six mois (l’interpellation a été développée le 1er juillet). Et voilà que l’on apprend aujourd’hui la fusion entre ATEL et EOS (qui deviennent Alpiq). Ce qui soulève d’autres questions: le conseil d’Etat s’est-il intéressé au sujet? Et si oui, quelle était sa position et qu’a-t-il fait pour l’imposer? Et pourquoi n’a-t-il pas daigné rendre réponse à temps au grand conseil? Il est dans tous les cas regrettable que les député-e-s soient pareillement mis devant le fait accomplis.

2 réflexions au sujet de « ATEL, EOS, Alpiq et le grand conseil vaudois »

  1. Je ne pense pas, car ça fait plusieurs mois que cette fusion est sur toutes les lèvres, ce n’est donc pas un scoop. En outre, je leur demandais seulement leur avis sur la question.
    S’ils estiment que ce serait violer un quelconque devoir de confidentialité, ils n’avaient qu’à répondre à mon interpellation dans les délais en disant « cette information ne peut pas être révélée ». Ce qu’ils ont d’ailleurs déjà fait récemment lorsqu’un député leur a posé la question du montant de l’indemnité de départ de l’ex-commandant de la police cantonale… La réponse du conseil d’Etat était: «cette information ne peut être révélée au grand conseil, car elle est couverte par un accord de confidentialité.»

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