Divergences de vue sur l’aide à la création d’entreprises

Les débats d’hier au grand conseil ont à nouveau montré à quel point la droite bourgeoise se soucie peu des petites entreprises. Une proposition socialiste pour développer le micro-crédit a été en effet balayée, dans un rapport purement gauche + verts contre droite.
Pourtant, le micro-crédit est un instrument efficace pour soutenir la création d’entreprise, notamment par des chômeurs ou des personnes à l’aide sociale. Mais, pendant toute la durée des débats, les arguments de la majorité n’ont tourné qu’autour du refrain «ce n’est pas à l’Etat de s’en mêler». La droite s’en tient donc à ses méthodes: baisser les impôts des actionnaires des grandes entreprises, tout en prétendant bien entendu que ces mesures «aident les PME». Un nouvel exemple de réforme-miracle se trouve dans le paquet fiscal du gouvernement vaudois: seules 50 grandes entreprises se taillent une part de 50% du gâteau de la réduction de l’impôt sur le capital. Autant dire qu’une fois encore, les vraies PME n’en toucheront que des clopinettes et que cette mesure ne créera pas le moindre emploi.
Et lorsque le PS vient avec des propositions intelligentes et dont l’efficacité est unanimement saluée, les œillères idéologiques restent en position.

3 réflexions au sujet de « Divergences de vue sur l’aide à la création d’entreprises »

  1. Pourquoi tombez-vous toujours dans un populisme primaire? Les baisses d’impots sont egalement importantes, et surtout si elles s’adressent aux plus grandes entreprises, et donc pourvoyeuses d’emplois…

  2. Cher Philippe,
    Malheureusement, les baisses d’impôt mène rarement à des créations d’emplois. Les grandes entreprises ont plutôt tendance à ne rester à un endroit que tant qu’elles y bénéficient d’allègements fiscaux, puis partent vers d’autres cieux plus «accueillant». Nokia a par exemple quitté l’Allemagne pour la Roumanie dès que l’exonération totale d’impôt est arrivée à terme. Moi, j’appelle ça du brigandage…

  3. Pourquoi? L’Etat est libre d’accepter certaines conditions fiscales… personne ne l’y oblige, non? On pourrait aussi vous suivre et augmenter les impots des plus riches et des grandes entreprises, mais je ne suis pas certain que cela soit le meilleur moyen d’obtenir des emplois. Les faits vous donnent tort, car avec son systeme fiscal relativement attractif (notamment pour les holdings), la Suisse detient en proportion le plus grand nombre de sieges de grandes enreprises. Mais bon, cela n’est pas important a vos yeux, puisque votre parti conteste les reductions fiscales pour ces societes…

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