Le grand conseil accepte l’interdiction des mosquitos

Ce matin, le grand conseil a accepté de renvoyer ma motion demandant l’interdiction des mosquitos au Conseil d’Etat. La majorité était très nette : seuls quelques UDC (décidément adeptes de la discrimination) et libéraux s’y sont opposé.
Le Conseil d’Etat devra donc élaborer un projet de loi. Il pourra se baser sur la législation genevoise, qui stipule:
«La pose d’appareils mosquitos et de tous types d’appareils à ondes répulsives à l’égard des êtres humains est interdite. L’enlèvement immédiat de tout appareil de type sur le territoire cantonal est ordonné.»

Voici le texte de mon intervention au grand conseil:

Madame la Présidente, Madame la Conseillère d’Etat, chères et chers collègues,

Lors du développement de ma motion, j’avais, en évoquant le mosquito, parlé d’un son «désagréable». C’était avant que le service de l’environnement et de l’énergie donne à la commission la possibilité d’entendre la fréquence de test de l’appareil incriminé. Laquelle est audible par tous, même par les plus de 25 ans. Cela me permet de préciser. Ce son n’est pas simplement désagréable. Il fait mal. On ne peut donc pas le comparer, comme le fait mon collègue UDC Glutz, a des caméras de surveillance, qui ne font que surveiller et ne font pas mal aux oreilles.
Nous sommes donc face à un appareil violent, dont on se sert à des fins discriminatoires. Car l’utiliser, c’est considérer toutes les personnes de moins de 25 ans comme a priori nuisibles. Comme devant être, a priori –et toutes à la fois, éloignées, chassées, expulsées.
Il ne faut en outre pas oublier que cet appareil déploie son effet répulsif non seulement envers les jeunes, mais aussi envers les enfants. Qui, pour les plus jeunes d’entre eux, ne peuvent pas forcément exprimer d’où vient leur douleur.
Cet appareil est en train de faire débat dans toute l’Europe. Par exemple, en France, où, affublé, avec un certain cynisme, du surnom de «Beethoven», il subit l’ire de plusieurs membres du gouvernement Sarkozy. Dans notre pays, les cas sont peu nombreux : il y a des exemples isolés à Genève, aux Grisons, à Bâle-Campagne. Dans notre canton, il faut bien admettre qu’aucun cas n’est connu. Mais l’effet de mode est réel, et je suis persuadé que si nous n’agissions pas préventivement, ces appareils ne tarderaient pas à se multiplier.
Je salue donc la position de la commission, qui conclu que ces appareils sont néfastes, qu’il n’existe pas de base légale cantonale permettant de les interdire, et qu’une interdiction serait envisageable au moyen d’une disposition légale comparable à la norme genevoise évoquée dans le rapport. Laquelle est courte, limpide et simple.

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