Procès smartvote: «24heures» prend la défense du «vote intelligent»

Il n’aura pas fallu longtemps pour que «24 heures» monte au filet pour défendre smartvote, dont le quotidien vaudois est partenaire. Et dont il se sert pour remplir une bonne partie de ses articles consacrés aux élections. Thierry Meyer, rédacteur en chef, cite donc mes attaques contre le logiciel de «vote intelligent» dans son éditorial du 17 février. Ma réaction.

Pour défendre le logiciel d’aide au vote, M. Meyer reprend un de mes exemples démontrant la vacuité de smartvote: la taxe poubelle. Il affirme que l’électeur a le droit de savoir ce que je voterais s’il fallait se prononcer sur ce sujet et que smartvote est un bon instrument pour le lui faire savoir noir sur blanc. Il a raison. L’électeur a le droit de savoir. Mais il a surtout le droit de savoir (et doit savoir) pour quelle(s) raison(s) j’aurais voté pour ou contre une telle proposition. Ce qui n’apparaît pas dans la smartspider. Et il ne faut pas compter non plus sur les réponses hybrides «plutôt oui» ou «plutôt non» pour nous les révéler.
Il est vrai, comme le dit M. Meyer, que la politique se résume, au final, à un oui ou un non (ou une abstention), mais ce sont les raisons qui mènent à ces «oui» et à ces «non» qui sont importantes. Si tel n’était plus le cas, il n’y aurait plus besoin ni de gauche, ni de droite, ni de parti, ni de programmes. Seulement d’une addition de décisions individuelles arbitraires.
En outre, les candidats ont le droit de ne pas être taxés d’adversaires de la protection de l’environnement parce qu’un logiciel borné l’aurait décrété, alors que ce n’est pas le cas. Surtout s’il l’a décrété parce qu’il n’est pas capable de prendre en compte les raisons d’un choix.

L’éditorial de Thierry Meyer dans «24 heures» des 17 et 18 février 2007:

Qui a peur de Smartvote?

LA RÉDACTION «Ce qui dérange les politiciens qui se plaignent, c’est que Smartvote leur échappe. cette méfiance est regrettable, parce qu’elle prive les électeurs d’un moyen original de comparaison.»

THIERRY MEYER, Rédacteur en chef
Publié le 17 février 2007

La campagne des élections cantonales vaudoises arrive dans sa phase décisive: les citoyennes et les citoyens ont reçu le matériel de vote, et certains l’ont sans doute déjà retourné, dûment rempli. La majorité de l’électorat se tâte encore, et tente de se faire une idée plus précise des programmes, des idées, des candidats. 24 heures, parce qu’il est le premier vecteur d’information de ce canton, a choisi de vous offrir une couverture très large de cette campagne, dont l’issue est importante pour l’avenir de notre région. Nous avons ajouté à notre offre un outil passionnant d’aide à la décision: Smartvote. Développé par les instituts de sciences politiques des Universités de Zurich et de Berne, sans cesse amélioré depuis son lancement en 2003, ce système interactif, ludique et sérieux à la fois, a conquis électeurs et candidats lors de nombreux scrutins, dont plusieurs élections cantonales en Suisse alémanique. Rappelons qu’il permet à tout un chacun de faire son propre profil et surtout de dégager la liste des candidats qui correspondant le mieux à ses idées.

Et voilà que dans ce bon Pays de Vaud, des voix s’élèvent pour faire à Smartvote un procès en démocratie. Un bien mauvais procès. L’outil serait trompeur, subjectif, carrément dangereux. Il empêcherait les électeurs de se faire une idée correcte des candidats, au prétexte que les réponses aux 51 questions qui constituent la base du calcul du «profil politique» (la fameuse toile d’araignée qui montre le positionnement selon plusieurs axes de principes) ne sont pas accompagnées d’explications personnelles, ni de suffisamment de nuances. L’argumentation est bien ténue.

Dans le fond, ce qui dérange les politiciens qui se plaignent, c’est que Smartvote leur échappe. Une fois les réponses données, le profil est calculé par l’équipe universitaire qui gère le système. Et pas par les conseillers en communication ou les appareils des partis. Mais cette méfiance est regrettable, parce qu’elle prive les électeurs d’un moyen original de comparaison. Qui n’est et n’a jamais prétendu être parole d’évangile, mais dont l’intérêt a tout de même été reconnu par une forte majorité des candidats aux dernières élections législatives saint-galloises, par exemple.

Dès lors qu’on n’est pas prêt à jouer le jeu, trois tactiques sont possibles. D’abord, le dénigrement, comme l’a si bien pratiqué le socialiste Jean-Christophe Schwaab l’autre soir à la radio romande. Motif, entre autres: je suis contre la taxe poubelle, mais pas pour les raisons que vous croyez, dès lors le résultat de mon profil est biaisé. Peut-être, mais au final, la politique se résume à un vote pour ou contre tel ou tel objet. Et si les questions sont jugées mauvaises, elles sont toutes les mêmes pour chacun: le positionnement des uns par rapport aux autres demeure, ce qui fait l’intérêt du système – on l’a vu en constatant, lundi dans 24 heures, le positionnement des Verts, bien plus à gauche que leur discours. Deuxième tactique: modifier son profil après qu’on s’est aperçu qu’il ne correspondait pas tout à fait à l’image qu’on veut donner. Comme Pierre-Yves Maillard et Josef Zisyadis, qui ont «retouché» le graphique de leur «Smartspider» juste avant publication dans ce journal. Troisième tactique: ne pas remplir le questionnaire. C’est celle choisie, seul parmi les candidats au Conseil d’Etat, par Pascal Broulis. Lorsqu’on a entendu, toujours à la radio, le grand argentier ne pas trancher entre Josef Zisyadis et Philippe Leuba pour savoir qui des deux était le moins collégial, lorsqu’on l’a vu, lors du grand débat de 24 heures, complice avec Pierre-Yves Maillard, on se dit que c’est dommage: son profil politique sur Smartvote serait passionnant. Cela dit, il reste un mois pour le remplir…

© Edipresse Publications SA
Cette colonne est aussi disponible en ligne: ici.

Le débat «smartvote»: mon réquisitoire et le débat à forums sur la première.

8 réflexions au sujet de « Procès smartvote: «24heures» prend la défense du «vote intelligent» »

  1. Souvent on dit que les femmes/hommes politiques n’aiment pas le débat et la contradiction, qu’ils sont doctrinaires (surtout à gauche), etc.
    Dans l’éditorial de M. Meyer, je retrouve parfaitement cette incapacité d’écoute que l’on reproche soi-disant aux partis. Quelqu’un émet des réserves sur le forcément « génial » dispositif inventé par les médias : cette personne forcément « dénigre ».
    Capacité d’écoute de l’autre : zéro.
    Et si les questions soulevées étaient légitimes ? Dans quelle mesure smartvote se rapproche-t-il plus de l’audimat que de la démocratie ? Je rappelle quand même que la démocratie c’est d’abord le lieu du débat et seulement in fine ce débat se conclut par un vote.
    Par ailleurs, smartvote opère un glissement non négligeable et loin d’être neutre de la discussion autour des différents programmes des partis vers celui du positionnement des candidat-e-s. Pour quel profit relativement au débat démocratique ? Mystère.
    Smartvote serait-il sans intérêt ? Non, bien évidemment. Smartvote est utile à partir du moment où il permettrait à un électeur d’abord de se forger une idée, de se situer lui-même en fonction de différents éléments programmatiques ou d’enjeux d’une prochaine législature.
    Avec un « oui mais » : encore faudrait-il engager le débat préalablement autour de ces objets avant que les personnes aient à se prononcer et à se positionner. Une nouvelle fois apparaît le fait que c’est le débat qui se situe au coeur de l’acte démocratique et non le vote qui lui clot le débat, un état provisoire de la question.
    Et que font les journaux pour permettre ce débat ? Ils font de l’audimat…

  2. Le débat a été lancé dans « Le Temps » par la colonne de Mme Miauton, à laquelle répond M. Martinet dans le courrier des lecteurs:
    http://www.letemps.ch/template/courrier.asp?page=21&article=200883

    Pour en faciliter la lecture et renforcer le débat, je reproduis ici la colonne de Mme Miauton et la réponse de M. Martinet, en espérant que le temps me pardonnera cette petite entorse au droit d’auteur:

    Les Verts, cheval de Troie
    Marie-Hélène Miauton, mh.miauton@bluewin.ch
    Vendredi 16 février 2007

    Mercredi paraissaient dans 24 heures les résultats de Smartvote pour les élections cantonales vaudoises toutes prochaines. Inutile d’expliquer ce système désormais bien connu qui permet l’analyse du profil politique des candidats et la comparaison rapide au sien propre. Certains politiciens, pourtant grands militants de la transparence en toutes choses, adressent moult reproches à cet outil mais c’est sans doute la limpidité des positionnements révélés qui les gêne. Les Verts par exemple y campent résolument à gauche alors que la population les situe dans un juste milieu de bon aloi, qui en fait des gens hautement fréquentables pour tous ceux qui répugnent aux endoctrinements partisans.

    Déjà l’analyse (parfaitement objective celle-là) des votes des conseillers nationaux durant les législatures fédérales l’avait démontré: les Verts obtenaient une note moyenne de 9,64 sur 10 vers la gauche, tout comme Josef Zisyadis et son POP. Et à Fribourg, lors des élections cantonales de l’automne dernier, les trois candidats écologistes se situaient à l’extrême gauche sur les graphiques de Smartvote, aux seuls côtés du socialiste Steiert. Les médias qui omettent de faire leurs gros titres de ces informations aussi croustillantes que répétées révèlent indirectement combien ladite «vague verte» leur semble plaisante. Mais ils maintiennent ainsi dans l’erreur les citoyens qui restent persuadés que les écologistes sont des gens de l’équilibre, capables d’insuffler un peu de bon sens à la Gauche et d’humanité à la Droite. La vérité est que les convictions environnementales des Verts dissimulent des positions unilatérales sur tous les autres sujets qu’ils influencent dans leurs votes aux législatifs cantonaux et fédéraux.

    Les Vaudois qui croient disposer le 11 mars d’un choix étendu allant d’une gauche plus ou moins dure avec la liste socialo-popiste à une droite plus ou moins affirmée avec la liste d’entente des radicaux, libéraux et UDC, en passant par un juste milieu pragmatique avec les Verts, sont dans l’erreur. Ils n’ont d’option qu’entre un bloc de gauche et un bloc de droite, c’est tout. Et les plus doctrinaires des candidats ne sont pas là où l’on pense. En effet, le profil sur Smartvote de la radicale De Quattro et du libéral Leuba, tous deux accusés d’incarner une aile ultra, est le plus équilibré, rayonnant autour de la centralité, alors que les deux Verts, de même que les socialistes et le popiste, n’occupent que la partie gauche du graphique, montrant ainsi une idéologie pure et dure ne souffrant aucune nuance salvatrice ni faille dans l’arsenal doctrinaire. Ne nous y trompons pas. Si les Verts vaudois font liste à part, ce n’est pas parce que la promiscuité avec l’extrémisme popiste les choque mais bien plutôt parce qu’ils se sentent désormais aptes à faire route seuls en cessant d’être les porteurs d’eau d’une gauche dont ils partagent toutes les idées. Smartvote en apporte la preuve absolue, dans les cantons comme au niveau fédéral. Vive Smartvote!

    Ne pas trop se fier aux sondages…
    Philippe Martinet, député Les Verts, Nyon (VD)
    Mercredi 21 février 2007

    La fièvre électorale semble monter au front de Marie-Hélène Miauton (LT du 16 février) et surtout lui faire perdre la distance critique qu’elle devrait conserver face aux outils qui, comme Smartvote, tentent de réduire les positions des élus à: «Etes-vous de gauche ou de droite?» Les doutes clairement exprimés par le politologue René Knüsel auraient pourtant pu l’inviter à davantage de prudence.

    Première question de Smartvote: «Etes-vous pour la retraite à 67 ans?» Possibilités de réponse: «Oui» ou «Non» (il n’est même pas tenu compte des commentaires possibles). Vous pensez que l’âge de la retraite doit dépendre de la pénibilité du travail (cf. accord social conclu dans le bâtiment)? Vous estimez que cet âge doit être flexible? Passez votre chemin: les sondeurs ne s’embarrassent pas de telles nuances… N’est-il vraiment pas possible de libeller des questions selon non pas deux mais les trois pôles du développement durable?

    Certes, Smartvote indique bien l’orientation générale des candidats, mais de là à qualifier ce type d’outil de «limpide» ou de «parfaitement objectif»… On peut se demander si ce n’est pas à cause de ce genre de raccourcis que Mme Miauton s’était si lourdement trompée dans ses pronostics sur le vote des Suisses lors d’un récent scrutin sur l’Europe.

    Quant à cette diabolisation des Verts vaudois et la logique de blocs qu’elle croit déceler, cela correspond vraiment mal à la réalité de la vie politique réelle, tant au sein du gouvernement que du parlement, où, depuis fort longtemps, plus personne ne prétend détenir le monopole du «bon sens et de l’humanité». Il est par contre certain que la bonne collégialité du gouvernement actuel, avec les magistrats sortants Jacqueline Maurer et Charles-Louis Rochat, est difficile à imaginer avec ceux qui promettent aujourd’hui à la fois des baisses d’impôts et des investissements massifs dans les crèches, les transports ou la chaîne pénale.

    © Le Temps, 2007 . Droits de reproduction et de diffusion réservés.

  3. Bon, moi j’aime assez le concept de smartvote. Ce genre d’outils est somme toute assez utile, surtout lorsqu’on ne connaît pas les candidats. C’est la première fois que mon amie et moi votons pour des élections sur Lausanne-ville, et à part quelques noms, ne connaissons personne.

    Mais ce n’est pas suffisant, et les questions sont trop réductrices, c’est vrai. Pour ma part, j’aimerais bien avoir d’autres infos sur les candidats, comme s’ils roulent en voiture ou en TP, s’ils parlent l’allemand, etc.

    Je préfère en-effet voter pour des gens, en sachant quelles idées ils véhiculent, et non pour des listes. Et je pense ne pas être le seul.

  4. Toujours dans 24 heures, Pascal Broulis, qui lui n’a pas rempli le questionnaire smartvote, donne un commentaire assez similaire au mien dans le courrier des lecteurs d’aujourd’hui:

    SMARTVOTE Quand le portrait devient caricature
    On me reproche d’être le seul candidat au Conseil d’Etat à n’avoir pas rempli le questionnaire Smartvote. Pour moi, la politique ne se limite pas à simple test à réponses multiples. Les défis ne se résument pas à oui, plutôt oui, plutôt non, non… La première mission d’un élu consiste à appréhender les problématiques dans leur globalité et à construire de délicats équilibres.
    Les citoyens glissent dans l’urne un oui ou un non, mais c’est l’aboutissement d’un long mûrissement politique. Il a fallu consulter, nuancer, tenir compte du rapport de forces et des principes de réalité pour mener à terme un projet mesuré destiné à passer devant le peuple.
    Il y a cinq ans, candidat au Conseil d’Etat, j’avais répondu de façon nuancée à propos du M2: le financement n’était pas trouvé. On me l’a reproché mais, le financement assuré, j’ai appuyé ce projet de toutes mes forces.
    Smartvote force le trait, caricature. Cinq questions environnementales vous classent comme un écologiste convaincu. Un non à la taxe aux sacs ou aux parkings payants des supermarchés, comme un ennemi de l’environnement.
    Enfin, négliger Smartvote serait de l’arrogance. Non. Je sais que cette attitude n’est pas électoralement porteuse. Il aurait été plus confortable de me plier à cet exercice à la mode. Or c’est ce qui me dérange, Smartvote est un gadget simplificateur alors que la politique doit intégrer la vie dans sa complexité.
    Durant cette campagne, je n’ai jamais négligé ni les questions, ni les débats. J’ai longuement exprimé mes opinions sur les sujets les plus divers, dans des interviews, des discussions avec des particuliers et dans mon petit ouvrage de réflexions.
    Ceci pour vous dire qu’à la question «aimez-vous smartvote?», je répondrais «plutôt non»!
    Pascal Broulis,
    Conseiller d’Etat

    http://www.24heures.ch/vqhome/interactif_24/courrier_des_lecteurs/lecteurs_090307.edition=ls.html

  5. Attention coup de gueule…!!!

    Qui n’a peut-être rien à voir avec ce blog!!! .

    En fait je souhaitais avoir un contact avec Pierre-Yves Maillard…!!

    Hum… comment dire (difficile de dire bonsoir en ce 21 10.2007 à 23H46)

    je viens d’apprendre la baffe que votre parti s’est prise (en grande partie à cause de cette infection qu’est l’UDC).
    (
    Pour ma part, je regrette que votre parti (gouvernemental) n’aie pas pris plus position contre l’odieuse propagange que nous a servi l’UDC pendant cette « foireuse » campagne électorale…!!!
    et qu’il n’aie pas mieux affirmer ses positions…!!!

    Ma question est la suivante: faut-il avoir un bon niveau d’éducation pour voter à gauche en Suisse aujourd’hui???!!

    Si oui que fait votre parti avec les couches sociales défavorisées ( qui votent peut-être plus facilement UDC vu leur mesage plus simpliste et plus populiste..??¨¨)

    Au vu de votre défaite de ce soir , pouvez-vous dorénavent vous affirmez plus comme un parti vraiment à gauche plutôt qu’une formation politique molle ne voulant pas faire de vagues…???!!!

    Christian
    (un gros déçu de ces élections qui vote habituellement plus à gauche)

  6. Bonjour Christian Ramel.

    Merci pour votre message de soutien. Le PS va en avoir besoin! Et la législature qui s’annonce va être plutôt rude pour les salariés, les milieux défavorisés, l’environnement et le service public.

    Votre commentaire sur le « niveau d’éducation » soulève un point important: Le PS a de la peine à expliquer son projet aux personnes qui n’ont pas un bon niveau d’éducation, alors que c’est le seul parti qui se bat pour ces gens (ne serait-ce que parce qu’il se bat pour l’égalité des chances et de meilleurs salaires pour les personnes à bas revenus). Nous avons encore beaucoup de boulot!

    Et concernant le positionnement du PS, jetez-un oeil à mon dernier billet, publié hier soir: http://www.schwaab.ch/archives/2007/10/21/debacle-du-pss-reaction-a-chaud/ ( et tant qu’à faire, n’hésitez pas à le commenter!!!)

    Pour contacter Pierre-Yves Maillard, je pense que le meilleur moyen est de lui écrire. Le connaissant, il répondra sûrement.

    Bien à vous

  7. Je précise que smartvote permet de laisser des commentaires après le choix des réponses au questionnaire… au cas où M. Schwaab aurait envie de préciser ses pensées…

  8. @JG: ces commentaires ne servent à rien. Personne ne les lit et, surtout, ils n’ont aucune influence sur la « smartspider » ou le profil « gauche-droite » des personnes qui répondent au sondage smartvote.

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