+6%, c’est mesquin…

Encore une fois, la logique des comptes d’épicier aura prévalu au moment d’accorder les crédits pour l’éducation et la recherche. Les chambres fédérales ont tranché et n’ont accordé qu’une hausse de 6%. Certes, c’est mieux que rien, me rétorquera-t-on. C’est certainement mieux que ce que revendiquait l’UDC (+4,5%), sempiternelle adversaire des investissements en faveur de l’innovation. Cela n’en reste pas moins insuffisant. Pour ne prendre que l’exemple de la formation professionnelle, une hausse de 7 à 8% est nécessaire, ne serait-ce que pour maintenir le statu quo et permettre à la Confédération de remplir ses obligations légales envers les cantons (sur le même sujet). Mais, en matière de formation, notre seule matière première faut-il le rappeler, il ne s’agit pas de maintenir le statu quo. Il faut investir. Massivement. C’est pourquoi les socialistes revendiquaient une hausse de 10 % (les radicaux aussi, mais ils exigeaient en échange la privatisation de swisscom – ah bon, où est le rapport?). La majorité bourgeoise en a décidé autrement. Malgré ses belles promesses (celles du PDC, celles des radicaux). Et parfois avec des arguments surprenants. Par exemple, le PDC prétend qu’avec +6% seulement, on limite le risque de coupes budgétaires. Mais qui vote les coupes budgétaires? Le Parlement, souvent avec l’aval des élus démocrates-chrétiens… En outre, il eût été plus facile de soutenir la proposition socialiste de soustraire ces crédits des coupes budgétaires. Mais là encore, les bourgeois n’ont rien voulu savoir. Pour voter en faveur de la formation et de la recherche le 21 octobre, on sait désormais vers qui se tourner.  

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