Manif contre M. Blocher: Ne pas baisser ses culottes, ni devant les casseurs, ni devant à l’UDC

J’étais hier à la manifestation contre la présence de M. Blocher au comptoir suisse. C’était une très belle manif, avec une ambiance excellente. Des jeunes, des moins jeunes, des familles, des militant-e-s, de simples citoyen-ne-s, des gens de toutes les origines, nous étions 2500 à clamer pacifiquement et démocratiquement notre rejet du racisme et du mépris des nos institutions que propagent M. Blocher et sa clique. Bref, une belle victoire des partisans de la démocratie et de l’Etat de droit.

La fête, car c’en était une, a cependant été gâchée par quelques casseurs irresponsables. D’autres aussi on tenté de la gâcher: Partis bourgeois, verts et médias n’ont pas manqué, sur l’air du « on vous l’avait bien dit », de clamer que cette manifestation était contreproductive. Je ne partage pas cet avis. Disons-le tout net: La casse n’est ni acceptable, ni justifiable. Je la condamne. C’est ce qu’ont d’ailleurs fait les organisateurs de la manif, sans la moindre ambigüité.

La casse est malheureusement devenue une sorte de dommage collatéral à toute manifestation contre M. Blocher. Mais le risque qu’il y ait de la casse ne doit en aucun cas conduire à renoncer à manifester. Car si l’on renonçait à manifester, on baisserait à mon avis deux fois ses culottes. La première fois devant l’UDC, qui se frotterait les mains de voir disparaître un moyen démocratique de contester son action infâme, et devant les casseurs eux-même, qui auraient alors réussi à torpiller ce moyen pacifique d’exprimer son opinion et sa révolte qu’est le droit de manifestation. Il ne faut jamais renoncer à sa liberté parce que l’on a peur des liberticides.

…et n’oubliez pas de signer ce manifeste!

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