Dumping salarial sous le nez des barons de l’UDC

Unia vient de dénoncer une des affaires de sous-enchère salariale les plus flagrantes de ces derniers mois à laquelle son mêlé plusieurs pontes de l’UDC, dont leur future tête de liste vaudoise Guy Parmelin.


Sur le chantier de la coopérative de produits pour l’agriculture FENACO à Dotzigen dans le canton de Berne, des travailleurs venus de république tchèque touchaient des salaires mensuels d’à peine 1000 francs. Sur le papier, on leur avait promis 5100 francs (ce qui est conforme aux salaires usuels de la branche). Sur le papier seulement. Cet événement démontre une fois de plus que la libre circulation des personnes crée réellement des problèmes sur le marché de l’emploi, que la sous-enchère salariale est un fait et que les autorités fédérales doivent appliquer les contrôles promis lors de la campagne de votation sur l’extension de la libre circulation des personnes aux travailleurs de nouveaux Etats membres de l’UE. Quant aux syndicats, ils doivent redoubler d’efforts pour que la libre circulation, une revendication de longue date du mouvement ouvrier, ne soit pas dénaturée par quelques patrons tricheurs.
Mais le piquant de l’affaire n’est pas là, car la FENACO n’est pas dirigée par n’importe qui. Au sein de son conseil d’administration, on trouve, entre autres membres du parti de Christoph Blocher, le chef du groupe UDC aux chambres fédérales Caspar Baader ainsi que le conseiller national vaudois et candidat au conseil des Etats Guy Parmelin (Ueli Maurer en était membre lui aussi jusqu’à l’été dernier). Visiblement, ces pontes du parti d’extrême-droite n’ont pas pu ou pas voulu empêcher une entreprise importante qu’ils codirigent de s’adonner à la sous-enchère salariale. Eux qui ont en outre refusé l’extension des mesures d’accompagnement. Quant au scandale de Dotzigen, ils ont refusé de le commenter, malgré la demande de Work, journal alémanique d’Unia.
Il est donc une fois de plus évident que l’UDC ne tentera rien contre la sous-enchère salariale. Au contraire, elle a besoin d’un maximum de dumping, elle qui fait des peurs des salariés son fonds de commerce. Peurs qu’elle se complaît à attiser en refusant de les combattre ou en menant une politique ultralibérale hostile aux intérêt de la majorité de la population.

(billet publié sous une forme légèrement abrégée sur monelection.ch)

16 réflexions au sujet de « Dumping salarial sous le nez des barons de l’UDC »

  1. Bonsoir,

    Cette histoire ne me surprend aucunement.
    Les UDC sont:

    Anti jeunes
    Anti retraités
    Anti femmes
    Anti chômeurs
    Anti étrangers

    La gauche a encore du boulot pour contrer ces « vampires » !

    Erin

  2. En effet. C’est ce qu’ont d’ailleurs certainement fini par remarquer les électrices et électeurs lucernois qui n’ont pas réélu le conseiller d’Etat et directeur des finances sortant UDC Bühlmann, qui avait notamment accordé un rabais fiscal injustifé à son propre frère, pour le remplacer… par son ancien chef de service (hors-parti) qu’il avait licencié!

  3. Je n’ai pas très bien compris. M. Bühlmann a-t-il remplacé un rabais fiscal ou son propre frère par un ancien chef de service qu’il avait licencié ? Votre formulation n’est pas très claire.

  4. En effet, mon message n’était pas très clair. Daniel Bühlmann, conseiller d’Etat UDC a été battu aux élections par son chef de service de l’administration des finances, M. Schwerzmann. Ce même M. Bühlmann avait, en tant que directeur cantonal des finances, accordé un rabais fiscal à son propre frère.

  5. Bon soir,
    je cite:

    « Bonsoir,

    Cette histoire ne me surprend aucunement.
    Les UDC sont:

    Anti jeunes
    Anti retraités
    Anti femmes
    Anti chômeurs
    Anti étrangers

    La gauche a encore du boulot pour contrer ces “vampires” !

    Erin »

    Erin, l’UDC est justement à l’opposé de tes arguments, qu’est-ce qui te fait dire que l’udc est anti jeunes ? Je te rappelle que les Jeunes UDC existent !
    Pourquoi l’UDC serait-il anti retraités ?!
    L’UDC n’est pas non plus anti femmes, bien au contraire, l’UDC a certes une plus grande majorité de candidats hommes que femmes, mais l’UDC est souvent à la recherche de membres femmes et de candidates, je te propose de regarder cette page: http://www.svp.ch/index.html?&page_id=35&node=30&level=1&l=3
    l’UDC n’est pas contre les chômeur, mais contre le chômage !
    Finallement, donne-moi toutes les raisons pourquoi l’UDC serait rasciste ?

    De plus, je vous rappelle à votre grand étonnement que l’UDC n’est pas un parti d’extrême-droite !

    Bonne soirée

  6. @valentin mercier

    L’UDC est anti-retraités: Elle a soutenu la 11 ème révision de l’AVS. Si cette révision avait été acceptée en votation populaire, les rentiers auraient touché cette année entre 40 et 80Fr. de moins par mois. Sur un petit budget (n’oublions pas qu’une rente AVS ne dépasse guère 2000 Fr. par mois et que 50% des retraité-e-s n’ont pas de 2ème pilier pour la compléter), ça compte! Si l’UDC avait imposé ses vues, les retraités modestes auraient dû attendre une année de plus pour cette augmentation.

    L’UDC est anti-jeunes: Lorsqu’en 2005, les partis gouvernementaux se sont mis autour d’une table pour parler du chômage des jeunes, seule l’UDC a claironné qu’il n’y a rien à faire et rejeté la faute, en vrac, sur l’école, sur les étrangers et sur les jeunes eux-mêmes. En outre, l’UDC a soutenu la libéralisation du travail de nuit des jeunes, s’oppose aux bourses d’étude, aux crédits à la formation… Qu’il y ait une section des jeunes UDC ne fait que masquer sa politique , qui est fondamentalement contraire aux intérêts des jeunes générations.

    l’UDC est anti-femmes: L’UDC, par la voix de son président Ueli Maurer, a prétendu que les femmes seraient « mieux à la maison qu’au travail ». Elle s’est opposée à l’IVG, aux allocations familliales, à l’assurance maternité. Elle a manoeuvré pour faire battre Ruth Metzler et la remplacer par un homme au conseil fédéral. Ce n’est pas très étonnant qu’elle peine à trouver des candidates.

    L’UDC ne s’oppose pas au racisme et s’en fait même souvent la complice: L’UDC a combattu et veut supprimer la norme pénale anti-raciste. D’ailleurs, plusieurs de ces élus ont été mis en cause dans le cadre de cette norme pénale. Ses attaques contre les musulmans soufflent sciemment sur les braises de l’islamophobie. Elle a aussi raillé, par la voix de son porte-parole, le rapporteur de l’ONU sur le racisme, M. Diène, arguant « qu’elle n’a pas de leçon à recevoir d’un sénégalais ».

    A mon avis, l’UDC est un parti d’extrême-droite, aux méthodes d’extrême droite et à l’idéologie ultranationaliste, ultralibérale et xénophobe.

  7. Re-Salut…

    Quel bel exposé sur l’UDC…. Heureusement que je ne suis influencable…;-)

    JCS, tu fais une carricature de l’UDC… Mais je dois dire que tu as toujours les mêmes arguments concernant l’UDC..non? 😉

    Excellente soirée…
    a

  8. Eh oui, mes arguments contre l’UDC sont toujours les mêmes. Mais il sont assez pertinents pour ne pas avoir besoin d’en changer! Et malheureusement, ce n’est pas une carricature. Je trouve regrettable que les parti bourgeois modérés fassent alliance avec l’UDC. En France, au moins, même M. Sarkozy que tu admires tant ne traite jamais avec le FN…

    Une excellente soirée à toi aussi!

  9. Je ne vais pas m’étendre sur ce sujet avec des gauchistes, car l’UDC est attaqué quoi qu’il fasse quoi qu’il dise par les socialistes qui avancent toujours des arguments d’une profonde ineptie.

    Je jugerai donc tout particulièrement, l’inanité des propos et la vacuité quant au fond.
    Par ailleurs, si l’UDC est sensé être un parti d’extrême droite, comme la si bien dit JCS, le PS est depuis longtemps, largué, anachronique, dépassé et obselette car d’un autre temps!

    P.S: Si vous voulez vraiment ne plus être dans le coup, veuillez recruter l’innefable J. Zysiadis, ainsi, aux épitèthes ci-dessus énummérées, vous pourrez rajouter RI-DI-CULES !

  10. Je suis étudiant en science politique à l’uni; nos cours cette année portaient en partie sur la montée des national-populismes en Europe, dont l’UDC en particulier. En typologisant le programme, l’idéologie, les discours et les actions de ton parti, les politologues le placent en ce sens bien évidemment à l’extrême droite du champ politique suisse et européen.
    Vas-tu les traiter de gauchistes?

    Il y a peu de temps, Arte a diffusé un reportage sur la montée du national-populisme, en accordant une part respectable à l’étude de l’UDC blochérienne, placée à l’extrême-droite.
    Vas-tu les traiter de gauchistes?

    L’UMP, en parlant du FN (qui s’inspire de l’UDC blochérienne selon les dires de son propre leader), utilise le terme d’extrême-droite.
    Vas-tu les traiter de gauchistes?

    Si à ces questions tu réponds « oui, ce sont des mensonges gauchistes », c’est que, forcément, TOUT le monde est plus à gauche que toi et ton parti: résultat logique et mathématique: vous êtes à l’extrême droite.

    Cette habitude de traiter tout le monde de gauchiste me fait penser à un certain Mussolini, qui en son temps traitait toute contestation de « bolchévique », ou d’un certain Staline, qui lui utilisait le terme « fasciste ». Cela démontre de peu d’ouverture politique, caractère propre au totalitarisme et à l’intolérance.

    Quant aux commentaires sur l’anachronisme de la gauche, excuse-moi, mais la xénophobie, le libéralisme, l’androcentrisme de l’UDC, remontent à ENCORE plus loin. Quelque chose comme le milieu du 19ème siècle. Voire avant. STP étudie l’histoire des idées politiques avant de faire ce genre de commentaires.

    PS: Utiliser un argument aussi faible que le coup de Zysiadis démontre à quel point tu es à l’ouest. Oui, Zysiadis est un trublion médiatique, et alors? Ce domaine est réservé à monsieur Freysinger? Excuse-moi, mais pour le coup, c’est l’hôpital qui se fout de la charité.

  11. Un grand merci à Cam. JL pour sa brillante démonstration, qui, je l’espère, ne manquera pas de faire réfléchir les partis bourgeois modérés, du PDC aux libéraux… Je maintiens: L’UDC est un parti d’extrême-droite, aux positions et aux méthodes dangereuses pour la démocratie et l’Etat de droit.

  12. L’UDC est définitivement anti-jeune. Elle revendique maintenant la diminution d’UN TIERS des indemnités pour jeunes invalides! Il me semble aussi me souvenir qu’elle était à l’origine de l’idée de diminuer de 400 à 250 le nombre d’indemnités journalières pour jeunes chômeurs de moins de 25 ans…

  13. Cam. JL:

    Ton commentaire est intéressant, et tu as répondu au mien à l’encontre de JCS qui n’a pa eu le courage de le faire. Comme je l’ai dit, je ne vais pas m’étendre sur ce sujet, mais je te réponds quand même, je le répète, l’UDC n’est pas d’extrême droite, et j’aimerai que tu m’explique quels critères peuvent déterminer si un parti est d’extrême droite ou pas ?
    Comme D.J l’a dit sur le blog des JUDCV, le PS se fait souvent comme complice l’extrême gauche, adeptes de Lenin et autres monstres ayant provoqués les plus grands homicides.
    Tu parles de Mussollini, l’as-tu déja étudié ? Je pense que non, car si tu le fait tu te rendras compte qu’il n’était pas d’extrême droite, mais d’extrême GAUCHE, et dans en même temps, Hitler n’était pas un extremiste de droite, mais un SOCIALISTE !

    D’ailleurs, tu dit que l’UDC sera un désastre pour l’Etat, alors, je dirai la même chose de la gauche. Prenons un exemple concret, l’endettement et le gaspillage. La dette de la Confédération est passée de 38,5 milliards de francs en 1990 à 130,3 milliards de francs en 2005. Si l’on additionne les dettes des communes et des cantons à celle de la Confédération, on peut constater que l’endettement global est monté de 99,7 milliards de francs en 1990 à 246,5 milliards de francs en 2004.
    En fait, la gauche en veut tout simplement à l’argent de ceux qui travaillent, et elle veut récolter l’argent des gens qui travaillent et assument leur responsabilités.
    Et en définitive, qui sait qui paie ? bien évidemment, c’est la droite.

    Pour l’exemple de Zisyadis, c’était de la plaisanterie, sur les blog politiques, il est bien de dire tout ce qui ne se dit pas lors d’un débat, dans ce cas cela s’appelle de l’HUMOUR !

    Médites ces quelques lignes, et peut-être à bientôt.
    Bonne soirée !

  14. Cher Valentin Mercier,

    Hitler n’était pas un socialiste. Certes, son parti s’appelait national-socialiste, mais l’amalgame que vous faites est tout simplement faux et malhonnête. Même remarque au sujet de Mussolini. Tous les historiens et politologues dignes de ce nom classent fascisme et nazisme à l’extrême-droite. Avant de tenter de faire des insinuations douteuses, refléchissez à la position de votre propre parti au sujet de la norme pénale anti-racisme: En soutenez-vous aussi la suppression, quitte à laisser le champ libre au néo-nazis?

    Vos insinuation sur le soutien du PS à des dictateurs du genre de Lénine démontre à quel point votre culture politique est inexistante. Si vous n’êtes pas capable de faire la différence entre socialistes (sociaux-démocrates, qui prônent le socialisme par la réforme démocratique) et communistes, cessez de vous mêler de doctrine politique! En outre, ces commentaires sont tout simplement insultants, et s’ils n’étaient pas l’oeuvre d’un ignorant de votre trempe, ils confineraient à la diffamation.

    Quant à vos élucubration sur la dettes et la prétendues responsabilité de la gauche, vous semblez oublier que la Suisse est dirigée depuis sa création par une majorité de droite, dont fait partie l’UDC. C’est aussi le cas de l’immense majorité des cantons et communes.
    Il est ridicule de rendre responsable la gauche alors qu’elle n’a pas la majorité… Mais bon, la cohérence du propos ne semble pas être votre fort.

    Enfin, votre commentaire au sujet de « la gauche qui veut dépenser l’argent de ceux qui travaillent », je rapelle à votre gouverne que toute personne qui brigue un mandat électif souhaite dépenser l’argent de « ceux qui travaillent », vu qu’elle sera appelée à dépenser l’agent des impôts, qu’elle soit de gauche, du centre ou de droite.

  15.  »j’aimerai que tu m’explique quels critères peuvent déterminer si un parti est d’extrême droite ou pas ? »

    Effectivement, c’est une bonne question, qui bien sûr peut donner plusieurs réponses.
    Premièrement, en faisant la généalogie du parti en regard de l’histoire politique: dans le cas de l’UDC, si il provient effectivement d’un parti agrarien centriste, il a opéré un virage à droite dans les années 1990 suite à la mondialisation, la perte des repères habituels et la montée de l’insécurité civile, due à la montée de l’insécurité sociale. Une aile qu’on dit « zurichoise » s’est peu à peu emparée du programme et de l’idéologie du parti pour le recentrer à droite et à l’extrême-droite.

    Deuxièmement, l’axe gauche-droite peut être défini (mais il y a des tas de définitions différentes) selon le rapport à l’économie: plus on va à droite, plus on veut laisser le capitalisme et le marché libres de toute contrainte: c’est le libéralisme. Plus on va à gauche, plus on veut contraindre le marché, voire remplacer le capitalisme par une économie plus égalitaire, par des moyens qui peuvent différerer énormément d’une idéologie à l’autre. On parle d’extrême-droite, en général, quand cette position s’accompagne de mesures autoritaires envers les opposants ou d’autres habitants (comme les étrangers).

    Maintenant que cela a été dit, il est clair que tous les membres de l’UDC ne sont pas d’extrême-droite, et c’est sûrement ton cas!
    Mais de fait, les propositions ultralibérales et autoritaires envers les étrangers de l’aile blochérienne se situent par rapport aux autres partis suisses à l’extrême droite. Si on compare aux fascistes, ils en sont encore loin.

    Quant à tes remarques sur mussolini et hitler:
    Oui, j’ai étudié le fascise, le nazisme et le stalinisme, c’est dans mon cours d’Histoire contemporaine de cette année.

    Si on peut comparer les atrocités qui ont été commises par ces régimes totalitaires (les moyens), on ne peut EN AUCUN CAS faire un amalgame entre leurs finalités idéologiques (les fins). Hitler et Mussolini avaient pour but ultime de s’opposer au communisme et au progrès social, et à « purifier la race européenne ».
    L’extrême gauche n’a jamais eu pour but ultime de s’opposer au communisme et au progrès social et à purifier la race européenne, à ce que je sache.

    Pour finir, une petite digression: il n’y a pas eu une, mais DES extrêmes gauches. Par exemple, l’extrême gauche d’aujourd’hui ne fait plus de différences entre la fin et les moyens, c’est-à-dire qu’on ne peut installer le vrai socialisme en tuant des gens, comme l’a fait Staline. En conséquence, contrairement à ce que tu souhaites croire, presque plus personne d’extrême-gauche (ET ENCORE MOINS AU PS!!!) n’a de l’admiration ni pour Lénine ni pour Staline, qui n’ont jamais été des communistes mais des capitalistes d’Etat et des monstres, qui ont en définitive trahi les espoirs d’une société meilleure.

  16. Le nom des partis est souvent trompeur: Valentin Mercier fait probablement l’amalgame (scandaleux) entre socialistes et nazis à caus du mot « national-socialiste », même s’il semble totalement ignorer la différence. Mais que pense-t-il du mot « centre » dans Union Démocratique du Centre? L’UDC, même si elle nie (à mon avis à tort) être à l’extrême droite, ne prétend pas être au centre, que je sache…

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