Initiative contre la fumée passive: pourquoi s’encombrer d’un contre-projet?

Le Conseil d’Etat souhaite opposer un contre-projet à l’initiative « fumée passive et santé« , qui préconise l’interdiction de la fumée dans les lieux publics. Le contre-projet permettrait entre autre l’installation de fumoirs, fermés, ventilés et sans service. Favorable à l’initiative, je regrette ce contre-projet et plaiderai au grand conseil pour que l’initiative seule soit soumise au peuple. Rapidement.

En effet, les fumoirs ne sont pas une solution praticable. D’une part, il n’est de loin pas sûr que la technique permette d’installer une ventilation suffisamment efficace pour que la fumée ne se répande pas dans tout l’établissement. Et, dans tous les cas, de telles installations seront certainement hors de prix, ce qui provoquerait une discrimination entre les cafetiers qui ont les moyens de la financer et les autres. Mais surtout, prétendre que ces fumoirs seront « sans service » est un leurre. Certains cafetiers auront beau jeu d’y envoyer leurs employés sur base « volontaire », en leur faisant comprendre que, s’ils ne sont pas « volontaires », d’autres le seront certainement… Or, le personnel des établissements de l’hôtellerie restauration paie un lourd tribut à la fumée passive.

Enfin, il y a malheureusement fort à parier que la loi d’application du contre-projet servira les intérêts des adeptes des manoeuvres dilatoires pour retarder l’entrée en vigueur de l’interdiction de fumer dans les lieux publics. Mis sous pression par les excellents résultats des initiatives populaires sur ce sujet, notamment l’écrasante victoire de l’initiative genevoise (par 79,2% de « oui »), les milieux de l’hôtellerie-restauration font en effet tout pour retarder l’inéluctable.

Comment l’UDC a manœuvré pour supprimer le libre choix du médecin. Mais après les élections, s’il vous plaît.

Le 1er juin, nous voterons sur un nouvel article constitutionnel sur la santé. Cet article est un contre-projet à l’initiative lancée en 2003 par le parti de M. Blocher. Cette initiative visait à introduire plus de concurrence dans le domaine de la santé, se basant sur la fiction qui veut que plus de concurrence = baisse des coûts. La concurrence entre les caisses maladies n’ayant pas réussi à endiguer la hausse des coûts et l’ayant même probablement encouragé, il est facile de se rendre compte à quel point cet adage repose sur du sable.
Cela n’a pas empêché les chambres fédérales, dont on connaît la propension à faire les quatre volonté des assureurs-maladie, d’élaborer un contre-projet à l’initiative de l’UDC. Celle-ci s’en est contentée et a retiré son initiative. Non sans avoir manœuvré auparavant pour que cela se passe après les élections fédérales. Car il eût été fâcheux d’avoir à affronter les slogans «voter UDC nuit à la santé» ou «voter UDC: libre choix supprimé».

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Limiter la vente d’alcool?/ Les sachets d’alcool fort «devil bag» refont parler d’eux

La police cantonale zurichoise mène une enquête au sujet des sachet d’alcool fort «devil bag», dont j’avais demandé l’interdiction dans un postulat transmis directement au Conseil d’Etat en décembre dernier. Cette information est tirée du gratuit alémanique du soir «heute» (l’article est en allemand). Ces sachets, dont le graphisme est au demeurant sexiste, encouragent la consommation d’alcool fort en tout temps et en tout lieu, s’adressent spécifiquement aux jeunes et vont donc à l’encontre de tous les messages de prévention. Interdits à l’importation par le canton de Zoug, ces sachets sont donc toujours disponibles sur internet, avant d’être certainement bientôt à nouveau disponibles dans le commerce, dès que le fabricant aura adapté l’emballage à la législation sur les denrées alimentaires.
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Le débat sur les problèmes de surconsommation d’alcool rebondit suite à un sondage mené par le «matin dimanche» d’aujourd’hui.

Succès de mon postulat demandant d’agir contre la surconsommation d’alcool fort chez les jeunes

Le Grand Conseil a accepté aujourd’hui par 74 voix contre 60 de transmettre directement au Conseil d’Etat un postulat demandant au d’agir contre la surconsommation d’alcool fort chez les jeunes, que j’avais déposé la semaine passée. Une (grosse) minorité, emmenée par le député radical et président de GastroVaud M. Haenni, proposait de passer par la case «examen préalable en commission», mais j’ai maintenu de ma proposition de transmettre mon postulat directement au gouvernement et le Parlement m’a suivi par 77 voix contre 66. L’urgence de la situation me paraît suffisante pour éviter de prolonger les débats parlementaires en commission.

Sur ce sujet, un article de «24 heures».

Et suite au succès de mon postulat, un interview sur TRVL.

(ajouté le 15 janvier) Le débat rebondit aujourd’hui dans «24 heures» suite à la proposition (à mon avis pas pertinente du tout) d’interdire carrément la vente de vin et de bière aux moins de 18 ans.

Haro sur le Haury

Aujourd’hui, M. Haury, député libéral exclu de son parti et passé chez les pronucléaires d’écologie libérale, développait sa motion pour que les écoles testent systématiquement si leurs élèves ont consommé du Cannabis. Si toutefois ils parviennent pour en consommer à se soustraire du champ des caméras de surveillance que demandent M. Haury et ses amis ;-)

Mais il n’y a pas eu de débat: M. Haury n’a pas jugé bon de débattre de son texte et l’a fait renvoyer séant en commission. Il a probablement jugé que le débat n’était pas nécessaire, puisqu’il s’est déroulé hors-parlement, par médias interposés.
Je veux pour autre preuve que cette proposition de M. Haury n’était faite que pour épater la galerie (ce qui est, il faut l’admettre, une réussite totale, sa proposition ayant notamment fait la une du matin orange) cet extrait du rapport du préposé fédéral à la protection des données et à la transparence concernant les tests obligatoires de dépistage de la consommation de cannabis auxquels certaines entreprises soumettent tous leurs apprenti-e-s, voire tou-te-s leurs employé-e-s de moins de 40 ans (p. ex. les CFF).

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Jeunes salariés: une ordonnance peu protectrice

Le conseil fédéral a lancé la consultation pour une nouvelle ordonnance à la loi sur le travail (LTr), spécialement consacrée à la protection des jeunes salariés. Cette ordonnance doit être mise en vigueur en même temps que l’abaissement à 18 ans de l’âge de protection, abaissement que j’ai combattu depuis 2004, d’abord en tant que membre du comité directeur du Conseil Suisse des Activités de Jeunesse (CSAJ), puis en tant que président de la commission de jeunesse de l’USS. Lors des débats au Parlement, Joseph Deiss, alors conseiller fédéral en charge du dossier, a fait la promesse suivante, tirée du bulletin officiel des chambres fédérales: «Un argument de poids en faveur de l’abaissement de l’âge de protection est qu’un âge limite fixé à 18 ans (…) on offre la possibilité de mettre en place une protection mieux ciblée et plus rigoureusement appliquée aux jeunes âgés de moins de 18 ans.». Syndicat et association de jeunesse attendaient donc avec impatience une nouvelle ordonnance qui protège réellement mieux les travailleurs âgés de moins de 18 ans, notamment les apprentis. Le projet mis en consultation en est malheureusement bien éloigné. Au mieux, il conserve le statu quo, au pire, il dégrade la situation.

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Pour la protection des apprenti-e-s

Aujourd’hui, l’USS organisait avec la jeunesse socialiste et le Conseil Suisse des Activités de Jeunesse une conférence de presse pour revendiquer une nouvelle ordonnance à la loi sur le travail (LTr) qui protège vraiment efficacement les apprenti-e-s et les jeunes salarié-e-s. La santé et la sécurité au travail sont en effet capitales dès l’entrée en formation professionnelle.

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(tsr 1, le 12:45, cliquer sur l’image pour voir l’émission)

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(sf1, Tagesschau, en allemand, cliquer sur l’image pour voir l’émission)

Pour écouter l’interview dans le journal de la mi-journée sur RSR la première, cliquer ici.

Les articles sur cette conférence de presse sur tsr.ch et swissinfo.

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