Histoire d’un minable petit chantage

Dimanche dernier, quelques grands patrons ont pesté contre l’initiative pour la justice fiscale, menaçant carrément de «quitter la Suisse» en cas de oui à la suppression des abus de la concurrence fiscale. Ces mesquins maîtres-chanteurs jouaient à la foi le rôle de l’enfant gâté («si tu fais pô comme je veux, je boude») et celui, plus grave, du seigneur féodal qui n’a aucun respect pour la démocratie («le bon peuple n’a qu’à voter comme notre bon plaisir le lui commande»).

Parmi eux, Alfred Schindler, patron des ascenseurs du même nom domicilié dans le demi-canton de Nidwald. Un monsieur tout ce qu’il y a de plus à l’abri du besoin, en témoignent son revenu annuel (dividendes compris) d’environ 48 millions et sa fortune de quelques 500 millions de francs. Il prétendait que l’initiative socialiste lui ferait payer «70 à 80% » d’impôt. Mais aujourd’hui, le « Blick» lève le voile sur cette supercherie. Le quotidien alémanique a calculé qu’en cas d’acceptation de l’initiative, non seulement M. Schindler ne payerait pas autant d’impôts (à peine 37% de son revenu), mais surtout que ce montant resterait nettement inférieur à celui que M. Schindler payerait dans les cantons de Zürich, de Berne ou de Bâle. Nidwald ne se transformerait donc pas en «enfer fiscal». Mais ce n’est pas tout, son impôt serait, même en cas de oui à l’initiative, aussi inférieur à celui que M. Schindler aurait à subir s’il mettait sa menace à exécution et déménageait en Australie, où il possède une maison. Enfin, le «Blick» révèle que, pour étayer sa menace, M. Schindler a confondu les impôts de sa société et les siens. Si l’on suit l’argumentation des milieux économiques comme quoi les hauts salaires sont forcément synonymes de compétence, nul doute que cette erreur n’était pas involontaire.

Cette petite histoire permet de rappeler que :

·         L’initiative pour la justice fiscale laisse les cantons libres de fixer la quasi-totalité de leurs taux d’imposition. Elle les empêche juste de pratiquer des taux indécents dont ne bénéficient que quelques super-riches.

·         Moins de 1% des contribuables domiciliés dans une minorité de cantons sont concernés par l’initiative. A l’instar de M. Schindler, il ne s’agit ni de patrons de PME, ni de représentants des classes moyennes. Aucun contribuable n’est concerné dans le canton de Vaud.

·         Les impôts des autres contribuables n’augmenteront pas si l’initiative est acceptée.

·         Les taux d’imposition helvétiques resteront inférieurs à ceux de la plupart des autres pays.

·         Des menaces aussi mal fondées que celles de M. Schindler sont des menaces en l’air.

Le 28 novembre, OUI à l’initiative pour des impôts équitables!

43 réflexions au sujet de « Histoire d’un minable petit chantage »

  1. « Des menaces aussi mal fondées que celles de M. Schindler sont des menaces en l’air.  »

    Et s’il partait vraiment, que diriez-vous? Est-ce que l’Etat et la classe moyenne y gagnerait?

  2. Pourriez-vous prendre deux minutes pour m’expliquer votre définition d’un « seigneur féodal » ?

    A première vue, je ne comprends pas la comparaison, puisqu’un seigneur féodal, par définition, ne paie pas d’impôt et retire tous les avantages des impôts des autres. Or la situation est inversée. Moins d’un % de la population paie environ le tiers de la masse fiscale et ne retire aucun avantage particulier (à l’inverse, par exemple, de ceux qui ne paient aucun impôt et sont entièrement assistés financièrement pas l’Etat).

  3. @Philippe. Eh bien, qu’il parte. Une démocratie n’a que faire des anti-démocrates qui ne respectent pas la volonté populaire! Mais rassurez-vous M. Schindler ne partira pas. La Suisse a suffisamment d’avantage, y compris un taux d’impôt qui restera inférieur à celui des voisins.

    @Soe: Malheureusement, c’est bien vers un système féodal que l’on se dirige. M. Schindler et consorts souhaitent payer toujours moins d’impôts, tout en profitant des infrastructures et de la qualité de vie payée par les autres. Certes, pour l’instant, il en paie sa part. Mais, vu son raisonnement, il serait certainement ravis de ne plus la payer.

  4. @ Soe

    Un exemple de seigneur féodal pourrait être le Conseiller aux Etats socialiste Alain Berset, qui ne travaille pas, est rémunéré par nos impôts en tant que Conseiller aux Etats, et souhaite préléver encore davantage d’impôts auprès de ces concitoyens…

  5. C’est tellement drôle d’entendre: Il paiera A PEINE 37% de son revenu…

    Soit selon vos estimations 17’760’000 Frs…. A PEINE

    Au lieu de voler aux riches (Même si c’est pour redistribuer aux pauvres) Vous devriez vous concentrer sur l’accès au travail et l’augmentation du pouvoir d’achat.

    D’un côté vous vous occuper voler la moitié du revenu des super riches, et de l’autre vous ouvrez les frontières aux ouvriers sous-payés. Vous ne COMPRENEZ RIEN aux équilibres macro-économiques. ET ne venez pas me dire que la Suisse en bénéficie, les salaires baissent quoique vous en disiez (Allez chercher du côté des entreprises qui n’engagent QUE des frontaliers, mais cela revient à dire que le salaire est plafonné)

    Ces personnes n’utilisent pas plus les infrastructures que vous et moi mais paient 1000x plus d’impots. L’empire Schindler emploie des milliers de personnes, qui paient des milliers de fois des impots. Meme histoire pour un Ikvar Kamprad et Ikea par exemple. C’est tout de même hallucinant de dire que ce sont des voleurs!

    Ce que vous vous bornez à faire tout au long de l’année s’appelle le nivellement par le bas!! Merci le parti socialiste, vraiment merci

  6. Richard, si vous considérez les impôts comme du vol, je ne puis vous conseiller qu’une chose: exilez-vous sur une île déserte et renoncez à tout contact social!

    Plus sérieusement, une fois ses impôts payés, il resterait à M. Schindler A PEINE 30 millions de francs de revenus annuel. Le pauvre homme que voilà! Je comprends que vous le plaignez.

    Quant à votre remarque sur « l’empire Schindler », ayez à l’esprit que ces « milliers d’emplois » ne se trouvent pas tous en Suisse, que ceux qui se trouvent en Suisse le sont indépendamment de l’imposition du propriétaire de l’entreprise et, surtout, que le succès de l’entreprise n’est pas dû uniquement au savoir-faire et aux compétences du patron, mais plutôt à ceux de ses ouvriers. Sans ouvriers, l’entreprise ne serait rien.

  7. « M. Schindler et consorts souhaitent payer toujours moins d’impôts, tout en profitant des infrastructures et de la qualité de vie payée par les autres. »

    Ok, mais alors comment qualifiez-vous ceux qui ne paient déjà aujourd’hui aucun impôt, sont entièrement entretenus financièrement et bénéficient de l’ensemble des infrastractures publiques ?

  8. Soe, vous n’êtes pas sans savoir que la constitution fixe le principe de l’imposition en fonction de la capacité économique: Celui qui a ou gagne beaucoup paie plus que celui qui en a peu, et celui qui en a très peu ne paie pas d’impôt direct. Cela s’appelle aussi de la solidarité et cela encourage la cohésion sociale.
    N’oubliez enfin pas qu’il n’y a personne qui ne paie aucun impôt: toute personne qui consomme paie p. ex. de la TVA. En outre, les personnes qui paient très peu d’impôts ne sont pas dans une situation enviable (je doute d’ailleurs que vous souhaitiez être à leur place…). Et je suis persuadé que, même s’il est obligé de payer beaucoup d’impôts, M. Schnidler n’échangerait pour rien au monde sa situation contre la leur…

  9. @ JCS:

    « Plus sérieusement, une fois ses impôts payés, il resterait à M. Schindler A PEINE 30 millions de francs de revenus annuel. Le pauvre homme que voilà! Je comprends que vous le plaignez. »

    Donc pour vous le fait de gagner beaucoup d’argent justifie n’importe quel prélévement de la part de l’Etat (au fait, pourquoi 22%?). Votre politique s’appelle de l’expropriation de biens privés. Cela ressent la haine et la jalousie à plein nez (« il n’a qu’à payer… »). Un raisonnement typiquement collectiviste, digne de certains régimes…

    « mais plutôt à ceux de ses ouvriers » D’accord sur le fait que les employés contribuent largement au succès de l’entreprise. La seule différence est qu’à la base il y a un entrepreneur, qui prend des risques, a certainement investit de l’argent… Si être patron est si simple, pourquoi tous ces ouvriers ne créent pas leur entreprise? Encore une fois, votre haine des patrons ne vous grandit pas…

  10. @ JCS:

    « y compris un taux d’impôt qui restera inférieur à celui des voisins »

    Donc vous êtes d’accord qu’un taux bas permet à de riches contribuables de s’établir en Suisse. Par contre, avec des gens comme A. Berset et vous, les taux d’impôts ne seraient pas aussi bas qu’actuellement, vu que vous vous opposez à chaque baisse d’impôts, pire, vous proposez des augmentations!

    Voyagez, M. Schwaab, ouvrez les yeux, comprenez le monde, et ne restez pas fermé dans votre illusion syndicale!

  11. @jcs

    Je n’ai rien contre les impôts (si si je vous promets). Je les paie et essaie ni de m’en soustraire ni de les optimiser. ;o) Et vous ?

    Par contre, j’ai un problème dans l’argument du « tout en profitant des infrastructures et de la qualité de vie payée par les autres ». Je trouve cet argument injuste et … méprisant. Il peut arriver que des personnes soient contraintes de recourir à l’aide sociale ou avoir des revenus (par exemple parce qu’ils sont indépendants) qui ne leur permettent pas de s’acquitter d’une contribution. Pour autant, ils ne « profitent » pas ou ne deviennent pas des « seigneurs féodaux ». Dans le cas contraire, on en arrive à ces arguments populistes généralement défendus par l’extrême (UDC, POP, etc), par exemple les étrangers ne devraient pas « profiter » des acquis sociaux (sic!), etc etc etc

    Or je l’ai déjà dit sur le blog de Mr. Berset, je trouve que votre initiative ressemble à s’y méprendre à l’initiative UDC (stigmatisation d’une petite partie de la population, de surcroît, dans les deux cas, composés majoritairement d’étrangers qui n’ont pas le droit de vote pour se défendre ou être entendus). Les deux cherchent à se nourrir du terreau populiste et sont contraires aux accords bilatéraux…

  12. @Soe: Vous me voyez fort satisfait d’apprendre que vous n’êtes pas opposé au principe des impôts et vous acquittez de votre dû. Nous discutons donc entre gens honnêtes et cela me réjouit.

    Qui paie ses impôts à Zoug ou Schwytz mais bénéficient des prestations payée par les zurichois (offre culturelle, infrastructures, hôpitaux, hautes écoles, etc.) est un profiteur: Il bénéficie d’une prestation publique à laquelle il ne contribue pas. Mais peut-être n’est qu’une question de vocabulaire: comment appelez-vous cette situation?

    Enfin, prétendre que l’initiative pour la justice fiscale serait contraire à la libre circulation des personnes montre que vous n’avez pas compris grand’chose à la libre circulation des personnes, ou à l’initiative du PS, voire aux deux. Mais peut-être aurez-vous un argument convaincant?

  13. « Mais peut-être aurez-vous un argument convaincant?  »

    Un Valaisan/Vaudois/Fribourgeois/… a été élevé, scolarisé, formé au Valais/Vaud/Fribourg/… et, lorsqu’il peut « rendre » à la société (par les impôts) ce qui lui a été « prêté », il part à Zurich pour gagner plus d’argent et y payer ses impôts (ou éventuellement dans un canton limitrophe). Que vous le vouliez ou non, c’est cela l’Accord sur la libre circulation des personnes. Un principe qui veut que l’on ne qualifie pas cette attitude de « parasite / profiteur / … ». Bien sûr, on ne parle plus de Valaisans, mais d’Allemands, de Français, de Polonais, etc mais le principe reste le même. Prétendre que cet accord et les principes qui les sous-tendent équivalent à « profiter » ne me plaît dès lors nullement (pour moi, cela tient au même parallèle que l’UDC avec ses étrangers « criminels » ou aux « abus » dans le droit d’asile (comme si une personne persécutée regardait la couverture sociale de tel pays avant de fuire son bourreau…)).

    Dans votre cas, vous souhaitez en outre demander à la majorité de la population qui vit dans des cantons urbains de « sanctionner » les « petits » cantons parce qu’ils ont trouvé un moyen qui fonctionne pour redynamiser leur économie locale, augmenter leur masse fiscale et se donner une chance d’un avenir (prenez l’exemple de Glaris : il y a un siècle, ce canton prêtait de l’argent à Zurich, aujourd’hui qui le connaît encore ?). Toutefois, au lieu de vous « attaquer » au canton – c’est-à-dire de lancer une initiative démocratique interne à chaque canton souverain en la matière pour modifier un texte de loi que vous trouvez injuste [ce qui serait parfaitement légitime] – , vous mettez au pilori (= stigmatisation) une partie de notre population (je vous l’accorde toutefois : elle ne fait pas partie des plus vulnérables) et l’exposer avec des qualificatifs avilisants au terreau du populisme. De surcroît, ce qui me plaît encore moins dans votre initiative, c’est que cette population est composée majoritairement de personnes étrangères et que vous vous alliez à la base UDC (je vous l’accorde, pas avec les élites UDC) pour nourrir leur xénophobie et vous accaparez leurs voix pour faire passer cette modification de notre ordre constitutionnelle.

    Donc, en quoi je crois ? chacun soit s’acquitter de son dû, chacun doit s’obliger et se contraindre à travailler selon ses moyens afin de pouvoir s’acquitter de son dû, etc et il appartient à chaque collectivité (définie par l’ordre constitutionnel) de définir ses propres critères lors de la perception d’impôts. Après, si une collectivité dépasse ce qui est « juste », il appartient aux autres de discuter pour la convaincre de se tranformer… pas d’imposer un coup de force en exploitant le terreau populiste.

    Comment réagiriez-vous si, demain, le G20 de Sarkozy décidait d’imposer un taux unique d’impôt à la Suisse, qui reviendrait à imposer (hypothèse) 3x plus les classes défavorisées ? Vous trouveriez cela juste ? équitable ? pourtant, c’est ce que vous essayez de faire (en stigmatisant une minorité de la population qui ne vous est généralement par favorable lors des élections).

  14. « Qui paie ses impôts à Zoug ou Schwytz mais bénéficient des prestations payée par les zurichois »

    Pourriez-vous nous détailler le système de péréquation financière confédérale et intracantonale ? Sans ces informations ou une documentation où je pourrais me forger une opinion, je doute fortement qu’un Zougois ou un Schwytzois ne contribuent pas d’une manière ou d’une autre au fonctionnement des infrastrucures zurichoises 😉 Pourriez-vous dès lors citer vos sources ?

  15. Soe, votre exemple avec M. Sarkozy et le G20 est complètement tiré par les cheveux et me laisse penser que vous tentez de noyer le poisson: Le G20 n’est pas une Confédération, ses membres ne sont pas liés par un pacte d’entraide mutuel comme notre pays et, si M. Sarkozy ou tout autre dirigeant d’un pays du G20 venait à « décider » unilatéralement de « sanctions » contre la Suisse, celles-ci n’auraient aucune légitimité. Il n’y aurait aucun tribunal, national ou international qui accepterait de les faire appliquer.

    Vos digressions sur la libre circulation des personnes sont également un peu hors de propos. Il ne faut pas confondre l’accord bilatéral sur la libre circulation des personnes entre la Suisse et l’UE (qui ne concerne que les travailleurs et les personnes capables d’assumer seules leurs besoins) et la liberté d’établissement dans n’importe quel canton dont bénéficie tout résident helvétique quel que soit sa situation personnelle. Le premier cas ne traite pas de fiscalité, et le second n’est qu’un aspect du fait que notre pays est une Confédération de cantons souverains en matière de fiscalité, mais qui ont admis via la Constitution fédérale acceptée par le peuple et les canton, que la Confédération puisse procéder à une certaine harmonisation fiscale. L’initiative du PS est un élément d’harmonisation, qui est justifié par le fait que certains cantons abusent de la concurrence.
    J’en viens à votre argument comme quoi les petits cantons auraient trouvé « un moyen qui fonctionne pour redynamiser leur économie ». Certes c’est un moyen qui fonctionne. Mais il est déloyal. Le commerçant ou l’industriel qui piquerait la bonne idée de son concurrent, la vendrait moins cher car il n’a pas eu à débourser de frais de recherche et développement, ou baserait sa stratégie commerciale sur le fait qu’il vend la même chose et entend ainsi profiter gratuitement des avantages créés par d’autres, serait condamné pour concurrence déloyale. Il en va de même en fiscalité. Obwald, Schwytz et consorts comptent uniquement sur le fait qu’ils sont suffisamment proches de Zurich pour que leur contribuables puissent y travailler, y profiter de l’offre culturelle, des hôpitaux et hautes écoles, etc. . Et. comme ils n’ont pas à financer ces prestations (et n’ont pas besoin de les développer chez eux, vu qu’elles existent déjà à Zurich…), ils peuvent avoir des impôts très bas, avec lesquels Zurich ne peut régater, à moins de couper dans des prestations destinées à ses propres citoyens (c’est ce qui est en train de se passer, d’ailleurs). Moi, j’appelle ça du parasitisme.
    A contrario, un pays ou un canton qui n’est pas proche d’un grand centre ou qui ne dispose pas d’infrastructures performantes peut baisser ses impôts tant qu’il veut, mais les contribuables aisés ne viendront pas, car ils ont besoin de ces prestations. Ainsi, si Haïti se transformait en paradis fiscal pour « redynamiser son économie », personne ne viendrait quand même pour les raisons que vous imaginez. Bref, il est impossible de mener une stratégie de paradis fiscal sans la proximité d’un grand centre et de ses prestations qu’il paie tout seul.
    Je vous donne un exemple de cette mentalité de parasite: Les citoyens d’Obwald ont récemment refusé de soutenir la culture zurichoise, même s’ils en profitent. La preuve qu’ils veulent le beurre et l’argent du beurre: des impôts bas et une offre culturelle attrayante, mais payée par les autres. C’est à cela que l’initiative du PS veut mettre un terme.

    Enfin, votre argument comme quoi notre argument marcherait sur les terres de l’UDC est ridicule: Les abus de la concurrence fiscale sont tout autant le fait de Suisses que d’étrangers. Il y a effet bon nombre de « bons zurichois pur souche » (notez la caricature) qui s’installent à Zoug ou Schwytz. MM. Federer, Ospel, Schindler sont tous des confédérés AOC, malheureusement plus attirés par les bas impôts que la cohésion intercantonale.

    Dernière remarque concernant la péréquation: C’est un peu difficile à résumer et c’est d’ailleurs un sujet que je suis loin de parfaitement maîtriser (en voici la page sur le site de la Confédération: http://www.efd.admin.ch/themen/00796/00918/index.html?lang=fr ). On peut dire cependant que ce ne sont pas pour des prestations qu’il y a péréquation, mais la péréquation se fait en fonction de la « capacité de ressources » des cantons. Ce qui fait que Zurich est un canton contributeur et doit de plus en plus payer pour des cantons qui parasitent les prestations qu’il paie tout seul. D’ailleurs, l’initiative du PS prévoit que, pendant une période transitoire, les montants encaissés suite au rétablissement d’un taux décent (mais toujours internationalement attractif) dans les cantons qui aujourd’hui abusent soient versés dans la péréquation intercantonale.
    Il existe des mécanisme de cofinancement intercantonal pour certains domaines, p. ex. les hautes écoles, mais ils sont indépendant de la péréquation et ne permettent pas le cofinancement de la totalité des prestations. Ainsi, en matière de hautes écoles, les cantons paient pour chaque étudiant qui étudie dans un autre canton, mais ne versent pas un sou ni à la recherche, ni aux infrastructures. En matière de santé publique, les cantons qui ont un hôpital universitaire (dont profitent tous les cantons) sont doublement pénalisés: Leurs primes LAMAL sont plus élevées (car un hôpital universitaire coûte plus cher) et ils paient leur hôpital tous seul. Ayez par exemple à l’esprit que le canton de Vaud devra, ces 10 prochaines années, mettre 800 millions de francs pour rénover et agrandir le CHUV. Il devra les mettre de sa poche (respectivement ce sont les contribuables vaudois qui les paieront), mais ces infrastructures seront ouvertes à tous les assurés suisses. Cela ne me gène pas pas, du moment que les autres cantons ne font pas de la sous-enchère fiscale sur le dos des vaudois. En effet, mettre des infrastructures à la disposition de tous fait partie de la solidarité confédérale. En revanche, s’enrichir sur le dos de ses voisins en comptant sur les prestations qu’ils paient tous seuls est déloyal et menace à terme la cohésion nationale.

  16. Je peux vous rejoindre sur certains points. Mais sur le fond, je reste convaincu que les moyens sont inadaptés et reviennent à utiliser la loi du plus fort pour asservir le faible. Parce qu’à long terme, si vous otez toute « attractivité » (ou marge de manoeuvre) aux petits cantons périphériques en pronant l’harmonisation… il leur restera quoi ? l’armée ? Ah non, ça aussi vous voulez abolir ;o))

    Sérieusement, la cohésion nationale n’a jamais été synonime d’harmonisation unilatérale ou l’imposition de la volonté des grands centre urbains. Sinon, à quoi bon avoir créé le Conseil des Etats ?

    Et je le répète, vos exemples sont frappants et les conséquences impitoyables. En montant la majorité contre une petite minorité, vous arriverez (si ce n’est vous, mais des partis extrémistes qui utiliseront la voie ouverte) à proposer des lois pour interdire l’accès aux hôpitaux à certaines catégories de la population parce qu’ils sont des « profiteurs », des « parasites », etc etc Franchement, comment pouvez-vous vous associer à ces partis et utiliser de tels termes pour décrire un comportement humain ? et que penseriez-vous d’une initiative du MCG qui voudrait, par exemple, introduire des péages pour faire payer les frontaliers français à Genève, au motif qu’ils « profitent » des infrastrucres mises en place à Genève et « volent » la place de travail des Genevois en faisant du dumbing social ? n’est-ce pas précisément ce que vous faites ?

    Finalement, je vous assure, même si j’ai peut-être une vision déformée de votre initiative, je n’y vois rien d’autres qu’un moyen (comme l’UDC l’utilise habituellement) pour utiliser à des fins électorales la stigmatisation d’une minorité. En l’occurrence, je vous l’accorde encore, cette minorité (Federer, Ospel, etc) ne fait pas partie des personnes vulnérables mais le mécanisme fait appel au même terreau et réflexe populiste et aboutira à la destruction à moyen ou long terme de la cohésion nationale.

    Après, encore une fois, pourquoi ne vous battez-vous pas pour changer ces mécanismes fiscaux de l’intérieur de ces cantons ????? Une belle et juste idée peut convaincre… par contre, faire appel à la force dérogatoire du droit fédéral pour imposer une loi qui ne recueille pas l’assentimment de la majorité de la population locale, c’est – pour reprendre vos termes du billet – le comportement propre au sheriff de Nottingham, non ? ;o))

  17. Soe, l’initiative n’est pas une application de la « loi du plus fort », étant donné que la majorité des cantons permet d’éviter qu’un projet défavorable aux cantons peu peuplés ne passe la rampe. Mais cela dit, dans tout vote démocratique, il y a un « plus fort », la majorité, et un « plus faible », la minorité. Tout système démocratique doit donc prévoir des règles pour éviter que la majorité n’impose systématiquement ses vues aux uniques dépens de la ou des minorités. C’est à mon avis le cas du système suisse, même si je pense qu’il pourrait être amélioré.

    L’initiative du PS n’impose d’ailleurs pas à tous les cantons un corset étroit, ni une harmonisation totale (qui, elle, serait totalement contraire au fédéralisme): Elle ne fixe qu’un seul taux pour une seule catégorie de revenus et de fortune. Les cantons restent libres de fixer les autres taux, d’introduire des déductions, d’investir pour être attractifs d’une manière différente, etc. Et d’ailleurs, je pense que le « oui » ne proviendra pas forcément des seuls grands cantons. Jura et Neuchâtel, qui sont des petits cantons, pourraient en effet fort bien dire oui.

    J’en viens aux moyens pour que les « petits cantons » deviennent attractifs sans sous-enchère fiscale. Certes, s’en remettre à l’armée ou n’en faire que des parcs naturels (je n’ose pas dire « réserve d’indiens ») ne serait ni raisonnable, ni acceptable. Mais ces cantons pourraient très bien se rendre attractifs par leur propres moyens et non en profitant des prestations payées par leur voisins. Ils pourraient par exemple investir pour créer de hautes écoles, des hôpitaux de pointe, développer le tourisme, investir dans la recherche, etc. Et, s’ils n’en ont pas les moyens financiers parce qu’ils sont trop petits ou ont une capacité de ressources trop faible, je n’ai rien contre qu’on renforce la péréquation intercantonale, qui est, elle, un instrument de cohésion nationale.

    J’en viens à votre remarque concernant les risques de « représailles » comme celles que prônent le MCG à Genève. Et bien, je pense que si la sous-enchère fiscale se poursuit, c’est malheureusement à bien à cela qu’on risque d’arriver. Et il y a déjà des exemples: Suite au refus des Obwaldiens de co-financer l’offre culturelle zurichoise, des propositions pour introduire un tarif majoré pour les Obwaldiens ont été émises. Pour l’instant (et heureusement) sans succès, mais vous constaterez que le terreau est prêt. A force de se comporter en parasites (je maintiens ce terme), certains cantons sapent la cohésion nationale et encouragent la jalousie, les représailles, la méfiance… Tout le contraire des objectifs de la Confédération! En revanche, exiger des règles qui soient équitables et évitent que certains ne s’enrichissent sur le dos de leurs voisins me paraît de nature à renforcer la cohésion nationale. Et, en démocratie, faire usage des droits populaires pour cela n’est à mon avis pas se comporter en sheriff, mais en démocrate.

  18. « Jura et Neuchâtel, qui sont des petits cantons, pourraient en effet fort bien dire oui.  »

    Et que se passera-t-il la prochaine fois, lorsqu’il s’agira d’interdire tout effet lié par exemple à l’arrêté Bonny, c’est-à-dire l’ordonnance sur l’aide aux zones économiques en redéploiement ? Vous le savez, dans notre monde économique impitoyable, à concurrence égale, seuls les grands centres (et plutôt asiatique) ont une chance de s’en sortir…

    Et soyons sérieux, vous croyez vraiment que c’est en s’endettant et en utilisant leurs maigres ressources fiscales pour construire des hôpitaux et concurrencer le CHUV que Neuchâtel et le Jura vont attirer de nouvelles entreprises et installer des places de travail durables ? N’est-ce pas tout simplement un suicide économique ? ;o)

    En outre, à ma connaissance, dans le système de péréquation intercantonale actuelle (revisiter pour tenir compte des développements fiscaux dans les petits cantons de Suisse centrale), Zoug, Schwytz et les autres sont des contributeurs nets et les grands centres urbains (Genève, Zurich) ont vu leur part diminuer grâce à la nouvelle « richesse » fiscale de ces petits cantons, non ? N’est-ce pas également un moyen de contribuer aux infrastructures de l’ensemble des autres cantons ? (soit en leur permettant de payer moins, soit en leur faisant bénéficier de ressources supplémentaires ?)

    Citation :

    « Vaud fait partie, à l’instar de Zoug, Schwyz et Bâle-Ville, des cantons «riches» affichant une forte progression de leur indice de ressources. A l’inverse, Genève verra sa facture baisser de quelques millions à 218 millions.
    Même sourire à Zurich qui «économise» une soixantaine de millions en devant débourser 491,3 millions. Quant à Bâle-Campagne, il passe tout simplement pour la première fois dans le groupe des cantons à faible potentiel de ressources.
    Berne recevra une septantaine de millions de plus qu’en 2010: 937,5 millions. Hausses également pour le Jura, qui devrait toucher 139,8 millions, Neuchâtel (156,6 millions), Fribourg (484,7 millions) et le Valais (526,5 millions). »

    http://www.tdg.ch/perequation-financiere-2011-forte-hausse-facture-vaud-2010-11-10

    Or si l’attrait de ces petits cantons devait diminuer, qui paiera à leur place ? si ce n’est la classe moyenne des centres urbains ?

    « En revanche, exiger des règles qui soient équitables et évitent que certains ne s’enrichissent sur le dos de leurs voisins me paraît de nature à renforcer la cohésion nationale »

    Absolument, en utilisant la démocratie interne à ces collectivités. Pas en utilisant l’argument du « ça ne changera rien pour vous, alors défoulez-vous sur ces petits « parasistes » qui osent souhaiter avoir pour leur enfant un avenir qui ne consiste pas uniquement à quitter leurs vallées pour tenter de trouver un emploi à Zurich »… ;o)

    Mais bon, je crois que nous avons une position irréconciliable sur la question. Je vous vois recourir à des « seigneurs féodaux » pour mater par la force dérogatoire du drot fédéral le peuple de petits cantons déshérités et vous, vous vous voyez comme un démocrate qui lutte contre l’injustice en punissant des « parasites ».

    J’espère seulement que mes concitoyens refuseront votre initiative et que vous trouverez la force pour renoncer à ces méthodes populistes. Vous pourriez alors par exemple prendre votre batons de pèlerins pour convaincre le peuple de ces petits cantons d’investir dans leur avenir en utilisant leurs ressources fiscales pour construire des infrasctures publiques dignes et, par la même, les convaincre que leur taux d’imposition actuelle est trop bas. Cela aurait un sens pour moi ;o))

  19. Salut JC,

    « Qui paie ses impôts à Zoug ou Schwytz mais bénéficient des prestations payée par les zurichois (offre culturelle, infrastructures, hôpitaux, hautes écoles, etc.) est un profiteur: Il bénéficie d’une prestation publique à laquelle il ne contribue pas ».

    On peut difficilement reprocher à un « Schwyzois » d’être un profiteur lorsqu’il utilise certaines infrastructures zurichoise, dans la mesure où il serait totalement absurde que le canton de Schwyz construise un hôpital universitaire…

    En augmentant les impôts de Schwyz, on contribue en premier lieu à remplir les caisses de Schwyz et non celles de Zurich. Schwyz aurait deux possiblités: financer des projets locaux plus ou moins utiles (tu verras, quelqu’un proposera sûrement d’organiser les JO :-)) ou alors reverser une partie des gains au canton de Zürich, par exemple. On pourrait penser que c’est une bonne chose, néanmoins, les zurichois n’en verront rien car il serait illusoire de croire que les impôts zurichois baisseront. L’appétit venant en mangeant, il ne faut surtout pas trop donner d’argent à l’Etat, au risque de finir en vache à lait (riche ou pas).

  20. @ JCS:

    Encore une fois, vous mentez lorsque vous affirmez ceci:

    « Qui paie ses impôts à Zoug ou Schwytz mais bénéficient des prestations payée par les zurichois (offre culturelle, infrastructures, hôpitaux, hautes écoles, etc.) est un profiteur. »

    Que la personne ait son domicile à Zoug ou Schwytz, l’impôt qu’il apie à titre d’IFD est le même. ET les hopitaux universitaires et heutes écoles (UNI, ETH, etc…) sont financés, entre autre, par la Confédération….

  21. @ JCS

    Avez-vous lu l’article orienté du Matin Dimanche de Mme Eckert? J’aimerais connaître votre avis la-dessus, vu que les JUSO protestent contre la main mise du politque (en tous cas de l’UDC) sur la presse…

  22. L’article de Mme Eckert est précis et complet. Malheureusement pour vos belles théories, il ne comporte pas d’erreur. J’espère qu’il n’a néanmoins pas trop gâché votre dimanche.
    Ce genre d’article est un exemple que la presse est fort heureusement en général indépendante dans notre pays (avec de notables exceptions, au rang desquelles on pourrait malheureusement bientôt compter la BaZ…), même si, vous vous en êtes aperçu, la quasi-totalité des quotidiens qui ont pris position pour le 28 novembre ont pris position contre l’initiative pour la justice fiscale.

  23. Franchement, M. Schwaab, vous rigolez? L’article ne « contient pas d’erreurs »?

    Lorsqu’elle écrit que A. Berset est Conseiller national, cela démontre le sérieux de la journaliste.

    Lorsqu’elle reprend la carte des cantons provenant des initiants (PS), elle ne fait pas preuve d’indépendance.

    Lorsqu’elle affirme que les cantons romands ne seront pas touchés, elle oublie sciemment de mentionner que le Jura et Fribourg seront également touchés.

    Les propos de politiciens repris dans l’article ne sont que ceux pour l’initiative (tiens donc…).

    L’augmentation de 49% d’impôts pour M. Schindler est tout de suite minimiser (jugement de valeur). Un journaliste sérieux expose les faits, mais ne se permet pas de prendre parti (elle dit à plusieurs reprise: « Mais cet argument est totalement faux! »).

    Sur le site du Matin.ch, l’article affiche comme image le logo du PS (tiens donc…). Jusqu’à hier, au-dessus de l’article était noté « Merci pour votre vote ». (étrange coïncidence, non?)

    CONCLUSION:

    Le PS et la gauche hurlent au loup lorsque C. Blocher veut aider à assainir la situation financière du Basler Zeitung, allant même jusqu’à bloquer la distribution des journaux (belle preuve de tolérance…). Mais lorsque l’unique journal romand vendu le dimanche écrit un article unilatéral en faveur d’une initiative, comprenant des fautes grossières et des suppositions, vous affirmez: « L’article de Mme Eckert est précis et complet. »

    Votre mauvaise foi est crasse, mais reflète très bien la pensée collectiviste. Au fait, combien a payé le PS pour cet article?

  24. @ JCS:

    « même si, vous vous en êtes aperçu, la quasi-totalité des quotidiens qui ont pris position pour le 28 novembre ont pris position contre l’initiative pour la justice fiscale. »

    Et j’ajouterais que la quasi totalité sont également contre l’initiative de l’UDC. Mais bon, rien de nouveau sous le soleil, puisque la majorité des journalistes sont à gauche. C’est ce que vous appelez la presse indépendante, mais néanmois à pensée unique. Preuve en est le fait que vous et vous camarades collectivistes n’acceptiez pas qu’un journal puisse avoir des avis / commentaires divergents…

  25. Salut Reto,
    Je suis assez d’accord avec toi, sauf sur la fin: Je ne pense pas qu’en matière de finances publiques, l’appettit vient en mangeant. Le droit de référendum, en particulier le référendum concernant le taux d’imôt, est un garde-fou qui fonctionne. Les freins aux dépenses et à l’endettement jouent aussi un rôle. De là à savoir si une trop grande restriction des finances publiques est une bonne chose, c’est un pas que je ne franchirai pas.

  26. « De là à savoir si une trop grande restriction des finances publiques est une bonne chose, c’est un pas que je ne franchirai pas. »

    En tous cas les déficits publics ne sont pas une « bonne chose » (ex. Irlande, Grèce, etc…)

  27. C’est toujours intéressant de voir comme les élèves modèles de l’ultralibéralisme comme l’Irlande vont à leur perte pour avoir trop bien appliqué les « recettes » économiques néolibérale…

    Je n’ai jamais dit que les déficits publics sont toujours une bonne chose (mais, en bon troll, vous vous fichez totalement de ce que je dis). En période de récession, les déficits sont nécessaires pour relancer l’économie et faire face aux dépenses sociales. Il faut ensuite les résorber en période de haute conjoncture, mais il faut veiller à ce que les règles budgétaire permettent un assainissement qui ne nuise pas à l’économie et à l’emploi. Des règles budgétaires trop rigides ont montré qu’elles sont aussi dangereuses que de trop grands déficits.

  28. L’augmentation du déficit public irlandais est dû au sauvetage d’entreprises privées: Anglo Irish Bank, Allied Irish Banks, Irish Nationwide. Je ne vois pas ce qu’il y a de libéral dans cette politique.

  29. Le modèle néolibéral irlandais n’a pas empêché l’Etat d’intervenir pour sauver des banques qui avaient prêté à tort et à travers et surtout, il n’a pas empêché la catastrophe économique que subit ce pays, qui était pourtant un élève modèle des libéraux… Je me rends bien compte que vos mythes s’effondrent et en suis désolé pour vous.

  30. « Le modèle néolibéral irlandais n’a pas empêché l’Etat d’intervenir »

    Donc il n’est pas libéral, mais interventionniste… CQFD

    « un élève modèle des libéraux… »

    Plutôt de ceux qui se prennent pour des Liböraux, mais acceptent des subventions à hauteur de plusieurs milliards de la part de l’EU… pas vraiment libéral tout ça…

    « Je me rends bien compte que vos mythes s’effondrent et en suis désolé pour vous »

    Ne soyez pas désolé, le mythe était de croire que l’Irlande était libéral… ce qui n’était nullement le cas!

  31. J’imagine que quelques aspirines étaient de rigueur ce matin?

    Je suis surpris d’avoir vu refusée l’initiative sur les impôts je dois dire. Je crois que le parti socialiste devrait commencer à motiver ses électeurs à aller voter. 52% de participation c’est toujours trop bas et j’ai la nette impression que beaucoup des 48% restant sont socialistes… une impression… comme ça 🙂

    Salutations

    Richard

  32. Le vote négatif sur l’initiative fiscale montre à mon avis surtout, qu’avec beaucoup d’argent (au bas mot 20 millions de francs), on peut matraquer des contre-vérités suffisamment longtemps pour retourner la tendance (les premiers sondages montraient que l’initiative avait des chances de gagner, mais les milieux économiques ont sorti l’artiellerie lourde…). Bref, en Suisse, les résultats de votations peuvent s’acheter.

    Cordialement

    JCS

  33. @ JCS:

    « au bas mot 20 millions de francs »

    Preuve? Source?

    Et svp, arrêtez de vous plaindre. Le PS lance 3-4 initiatives par an sur presque tous les sujets et après ceparti vient se plaindre qu’il n’arrive pas à financer les campagnes de votation. Risible.

  34. @ JCS:

    « Bref, en Suisse, les résultats de votations peuvent s’acheter. »

    Donc vous pensez que 59% des Suisses ont été acheté? Qu’ils n’ont rien compris, qu’ils se sont laissés influencer? Vous avez vraiment une piètre idée de vos contiyoens, qui sont à fait à même de réfléchir et de voter.

    C’est incroyable cette manie de la gauche de prendre le citoyen pour un idiot vendu lorsque celui-ci ne vote pas à gauche. La tolérance de la gauche me fascine toujours autant.

  35. @Philippe: il s’agit d’une estimation réaliste, basée sur le nombre d’affiches, annonces, tous-ménages etc. publiées un peu partout à très grande échelle (dont le prix peut être assez facilement estimé). Certes, il n’y a pas de source exacte, les partis bourgeois et milieux économiques ne publiant pas comment ils sont financés (au contraire, p. ex. du parti socialiste vaudois). Et comme ils ne publient pas de chiffres, ils ne peuvent démentir mon esimation. Je les mets d’ailleurs au défi d’y arriver!

    Encore une fois (mais ça ne sert à rien de le relever, vous vous en fichez totalement), vous me faites dire ce que je n’ai pas dit: Je n’ai pas dit que 59% des Suisses ont été achetés. Certains sont favorables aux abus de la concurrence fiscale (p. ex. vous), même sans débauche de propagande mensongère d’économiesuisse. Je constate juste (avec toutes les pincettes nécessaires!) que deux sondages favorables à l’initiative se sont transformés en vote défavorable après un raz-de-marée de propagande payée par les milieux économiques. C’est la preuve:
    – 1. que la propagande de masse est efficace
    – 2. qu’avec beaucoup d’argent, on peut faire beaucoup de propagande
    – 3. qu’avec beaucoup de propagande, on peut gagner une votation.

    Ah oui, encore une chose, cette année, le PS n’a lancé qu’une seule initiative: http://www.initiative-cleantech.ch/ . Comme c’est un grand parti, il en a les moyens (heureusement, d’ailleurs). Mais comme nous n’avons meme pas le 10ème des moyens de nos adversaires, il est difficile de lutter à armes égales. Vous qui avez des positions libérales, n’êtes vous pas en faveur de la concurrence à armes égales? C’est vrai, j’allais oublier, vous n’avez ce genre de position que quand ça vous arrange…

  36. 1. Le PS ne présente pas ces comptes. En tous cas aucune trace sur le site du parti suisse.

    2. C’est vous qui parlez d’abus sans arrêt. Moi je suis favorable à la concurrence fiscale et au fédéralisme. D’où mon « NON » à l’initiative du PS.

    3. Les sondages ne disent rien, surtout en début de campagne, où tous les arguments n’ont pas encore été discutés. Seul le vote compte.

    4. Et pour terminer, l’hôpital qui se fout de la charitö. Vous dites: « ils ne peuvent démentir mon esimation ». Sauf que c’est vous qui sortez des chiffres sans preuve, et demandez ensuite aux autres de se positionner. A ce jeu-là, pouvez-vous me dire combien Swisscom, entreprise publique, paie au syndicat de la communication par année?

  37. Voici les comptes du PSV: http://www.ps-vd.ch/images/points_forts_31_fevrier_2010.pdf (p 4-5)

    Effectivement, il faut prendre les sondages avec des pincettes. Mais ne soyez pas naïf, vous n’imaginez tout de même pas qu’il ne puisse y avoir de lien entre « sondage donnant l’initiative gagnante » et « investissement massif et démesuré d’économiesuisse pour la torpiller »?

    A ma connaissance, la Poste ne verse pas un centime au Syndicat de la Communication. Peut-être y a-t-il une contribution d’exécution de la CCT, mais, dans ce cas, cet argent n’est pas destiné aux campagnes syndicales, mais à la surveillance de l’application de la CCT, qui n’a lieu que de manière paritaire employeur-syndicats.

    Concernant votre remarque sur les preuves: Mes chiffres sont réalistes, n’importe quelle personne connaissant un tant soit peu les prix des annonces, de l’affichage ou d’un tous-ménage vous le dira. Si economiesuisse veut les contester, qu’elle fasse preuve de transparence. Rien de plus facile!

  38. @ JCS:

    Vous êtes vraiment un syndicaliste socialiste de très mauvaise foi (est-ce un pléonasme)?

    Je vous ai demandé les comptes du PS en Suisse (on parle au niveau fédéral), et vous me répondez sur le PS vaudois…

    Je vous ai demandé combien Swisscom verse au syndicat de la communication, et vous me répondez pour la Poste…

    Comprenez-vous mes questions? Dois-je les reformuler?

  39. Tiens, vous lisez mes réponses, c’est nouveau. Visiblement, vous ne lisez pas toujours les miennes. Dans ma première réponse, je parlais du PSV. Les rapports du gestion du PSS se trouvent sur son site internet, (je dois dire que j’ignore où exactement, mais je ne passe pas mon temps à la décortiquer non plus). De toute façon, en bon troll, je doute fort que vous vous satisfassiez de ma réponse, quelle qu’elle soit.
    Quant à la question concernant le syndicom, effectivement, c’est une faute de frappe, lisez « Swisscom » et pas « la Poste ».

  40. « De toute façon, en bon troll, je doute fort que vous vous satisfassiez de ma réponse, quelle qu’elle soit. »

    Du tout, si le PS suisse publie ses chiffres, comme il exige des autres, je n’ai rien à contester. Je cherche, mais toujours pas de trace des comptes du PSS, ni de ses campagnes d’ailleurs…

    Au fait, pourquoi « Troll »?

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