Soutien très ciblé à la formation professionnelle supérieure

Il y a quelques mois, la majorité bourgeoise du Grand Conseil rejetait ma proposition en faveur de la formation professionnelle supérieure. Cette motion souhaitait encourager les personnes qui terminent une formation professionnelle initiale (avec un CFC) à poursuivre leur formation, grâce à des bons de 5’000.—Fr. Lors de ce débat, les partis bourgeois n’avaient pas mots assez durs pour contester une proposition selon eux «trop chère» et dont ils craignaient qu’elle ait un effet «arrosoir». Ils l’avaient alors emporté.
Mais voilà que cet après-midi, le Grand Conseil a, à l’unanimité, accepté d’introduire dans la nouvelle loi cantonale sur l’agriculture une disposition (cf art. 13 al. 2 et 3 du projet de loi) permettant à l’Etat de «soutenir par une aide financière les filières de formation supérieure agricole». Cette aide n’est pas limitée (alors que ma proposition était limitée à 5’000.—Fr.) et elle peut «couvrir jusqu’à l’entier des coûts de ces formations, y compris les frais d’examen». Or, ces seuls frais dépassent fréquemment 10’000.—Fr. Cette solution pour les professions agricoles est à saluer. En effet, la formation professionnelle supérieure est suffisamment importante pour notre pays pour mériter un soutien étatique plus intensif. Les personnes en formation méritent également d’être mieux soutenues, car les inégalités face à la formation supérieure sont encore très nombreuses. On ne peut alors que regretter que les velléités des partis bourgeois de soutenir la formation professionnelle supérieure se limitent à la seule agriculture et qu’ils aient refusé une proposition dont aurait bénéficié l’ensemble de l’économie du canton.

Une réflexion au sujet de « Soutien très ciblé à la formation professionnelle supérieure »

  1. C’est amusant, car en principe je suis d’accord avec toi… Et je crois même que je serais très pour le principe des bons de formations (avec une condition de co-financement minimum du formé en question*)!

    Ceci dit, il se pose un autre problème pour la gauche: Celui d’être « le garçon qui criait au loup! » ou formulé en autres mots « à avoir trop proposé de dépenses, plus aucune n’est crédible… »

    C’est dommage car avec un méchanisme contre l’effet arrosoir, la proposition était bonne!

    Cheers,
    P

    * mais je crois même que cela figurait dans ta proposition.

    PS: Je suis par contre pour qu’on oblige quiconque propose une augmentation des dépenses, de proposer une réduction en même temps. Histoire de poser une question de franc marginal aux politiciens…

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