L’extrême-droite vaudoise et la libre circulation des personnes: de la parole aux actes
L’UDC fait en ce moment campagne contre la libre circulation des personnes, qu’elle accuse d’aggraver le chômage. On sait que c’est faux: les travailleurs venant de l’UE ne font qu’occuper les emplois dont les Suisses ne veulent pas et permettent aux entreprises suisses de palier à la pénurie de main d’œuvre qui sévit encore dans de nombreuses branches (p. ex. la santé).
Certes, des abus existent: dans certaines branches, la sous-enchère salariale est un risque à prendre au sérieux. Les craintes de la population sont donc justifiées et il faut y apporter une réponse. Or le meilleur moyen d’empêcher les abus est de renforcer les contrôles et les sanctions. Et c’est là que l’on s’aperçoit, qu’en réalité, l’UDC souhaite maintenir le satus quo et, qu’avec elle, les tricheurs peuvent dormir tranquilles. Son groupe au Grand Conseil Vaudois l’a à nouveau démontré aujourd’hui.
Le groupe socialiste proposait d’augmenter de 2 le nombre d’inspecteurs du marché du travail. Ce qui permettrait de faire plus de contrôles, d’attraper et de sanctionner plus de patrons tricheurs et de mettre plus de cas de sous-enchère à jour. Bref, de veiller à ce, qu’en Suisse, on pratique de conditions de travail et de salaire suisses.
Le groupe UDC s’est unanimement opposé à cette proposition. Mais peut-être est-ce pour protéger ses membres: On se souvient de Jean Fattebert, alors vice-président de l’UDC Suisse, qui employait des Polonais au noir. On se souvient aussi de This Jenny, entrepreneur conseiller aux Etats UDC/GL, contraint de rembourser 250′000.—Fr à ses employés parce qu’il avait pratiqué la sous-enchère…
Le centre droit s’est également opposé à cette augmentation des contrôles, qui a donc été refusée. A lui désormais de porter la responsabilité des craintes légitimes de la population face aux risques de sous-enchère.
(Les débats budgétaires se poursuivent…)
8 décembre 2009 at 18:32
Merci de relever la tartufferie de ces imposteurs.
9 décembre 2009 at 1:15
Oui, c’est vrai
C’est vrai que ces personnes ont abusé de personnes dans le cadre suisse en ne les payant pas décemment dans le cadre Suisse à nouveau.
Mais n’est-ce pas vous qui leur donnez des munitions?
Que ce soit clair: ce sont des mauvais exemples parce que ces gens travaillent, et leur travail crée du travail. Avec la libre circulation, il y a une offre de main d’oeuvre de personnes qualifiées et motivées pour faire du travail dont vous dites que les Suisses ne veulent pas. Le souci, c’est que ces gens ne sont pas résidents parfois et donc sont heureux avec la moitié d’un salaire moyen suisse…
Je me plais à croire que les entrepreneurs sont plus souvent de droite que de gauche pour des raisons évidentes et qu’ainsi c’est malheureusement plus souvent de ce côté la que l’on trouvera des abus.
Bonne fin de soirée,
Richard
9 décembre 2009 at 1:24
Une petite chose encore:
”On sait que c’est faux: les travailleurs venant de l’UE ne font qu’occuper les emplois dont les Suisses ne veulent pas”
C’est vrai que dans une union syndicale suisse il ne doit pas y avoir beaucoup de bénéficiaires de la libre circulation, mais je vous garantis qu’à Zurich ou à Genève, ce ne sont pas que des postes dont personne ne veut qui sont concernés.. Loin de là . Mais ne le dites pas aux étudiants qui sortent de l’université et qui cherchent un emploi.
Salutations,
Richard
16 février 2010 at 12:19
UDC et PLR majoritaires? Au Conseil national, ces 2 partis ont moins de 100 élus sur 200…. Faudra revoir vos leçons de mathématiques.
16 février 2010 at 15:02
Philippe, si vous lisiez un tant soit peu attentivement mes billets, vous auriez vu que je parle du grand conseil vaudois, où le centre droit (radicaux, libéraux, UDC, alliance du centre) sont bel et bien majoritaires avec 83 sièges sur 150 et non du conseil national. Je profite de l’occasion pour vous signaler que, tant au Conseil des Etats (que vous avez semble-t-il oublié) qu’au Conseil national, UDC, PLR et PDC sont largement majoritaires.