Science-traction

3 juillet 2058. Ronald Rochat rentre du boulot. Genève-Lausanne, comme tous les jours. Debout et coincé, bien sûr. Et 3 heures de trajet, ça fait long. Ben ouais, faut souvent attendre aux croisements pour laisser passer d’autres convois. Et, de toute façon, faut pas rouler trop vite, le train risque de dérailler. Déjà que l’argent prévu pour la troisième voie ne suffit pas à réparer la deuxième… Mais c’est pas grave, tout ça. Ronald a une distraction. De quoi rêver en attendant la semaine de congé annuelle (dans 6 mois): Mater les belles bagnoles sur l’autoroute adjacente. Qui peuvent foncer, forcément, y’a trois pistes. Dans chaque sens, s’il vous plaît. Et presque vides avec ça, au prix où est le pétrole. Mais on s’en remet, paraît-il, du prix du pétrole, vu qu’avec la réforme de l’imposition des entreprises VI, on peut déduire les trois premiers millions de frais de carburant. Tiens, il y a le 4X4 du CEO de la lake of geneva rail Ltd qui passe en trombe. Ronald n’est pas fâché de savoir que le prix de son ticket serve au moins à ce que quelqu’un soit confortablement transporté.

Chronique de politique chronique parue dans «Le tromblon».

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