L’arbitre et l’arbitraire

A force de faire passer n’importe quel vote pour «démocratique», l’UDC finira par atteindre son réel objectif: décrédibiliser la démocratie. Un vote est démocratique lorsque le corps électoral est en mesure d’étudier le dossier en détail. En outre, une décision sur un cas particulier doit être motivée et doit être susceptible de recours en justice (c’est vrai, quoi, tout le monde peut se tromper). Elle ne doit pas se fonder sur des motifs qui n’ont rien à voir avec le cas, bref, ne pas s’accorder à la tête du client.
Une naturalisation est une décision sur un cas individuel nécessitant une étude approfondie. L’initiative «pour des naturalisations démocratiques», qui prévoit un vote populaire sans possibilité de recours, est donc tout ce qu’il y a de plus contraire à la démocratie.
On vote le 1er juin. La semaine suivante, c’est l’eurofoot (vous aviez déjà oublié, hein?); on aura l’occasion d’acclamer les naturalisés de la «nati». Qui ne l’auraient peut-être pas été s’ils avaient dû passer devant le peuple. Mais nul doute qu’une équipe composées uniquement de purs Waldstätten serait meilleure…

Chronique de politique chronique parue dans le Tromblon.

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3 réflexions au sujet de « L’arbitre et l’arbitraire »

  1. Ben si on naturalisait par les urnes, y aurait pas d’équipe nationale Suisse, donc pas d’EURO en Suisse; quel bonheur, moi qui déteste le foot !

    Et c’est justement pour éviter que mon aversion pour le foot ou tout autre raisonnement de « Stammtisch » comme celui ci-dessus ne pénalise des individus qu’il faut rejeter cette initiative.

  2. P, Pourquoi?

    … mais bon, si une fois tu as le temps d’écouter une séance du grand conseil, tu t’apercevras qu’«argument politique recevable» est une expression sujette à de très larges interprétations… 😉

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