Libéralisation, piège à qui?

Avec la libéralisation des services de renseignement téléphoniques, on allait voir ce qu’on allait voir. La fin du monopole du 111 ouvrait des jours radieux de baisses des prix et de hausse de la qualité. Il faut dire que la libéralisation des télécoms repose sur le solide a priori comme quoi elle aurait fait massivement baisser les prix. Mais, lorsqu’on avance cet argument, on oublie souvent de dire que cette libéralisation a eu lieu en même temps qu’une explosion technologique (boum de la téléphonie mobile et d’internet) qui, a elle seule était propice à des baisses massives de tarifs.
Mais revenons à la fin du monopole du 111. Force est de constater qu’aucune baisse de prix n’est en vue. Pire, selon la RSR («on en parle» d’aujourd’hui), les prix ont même augmenté d’environ 8% pour les renseignements nationaux chez swisscom et de plus de 20% chez son principal concurrent, le 1818. Les opérateurs «concurrents» poussent le tour de force d’arriver à augmenter leurs tarifs, malgré la concurrence des services gratuits sur internet. Bref, l’adage «concurrence = baisse de prix» prend une fois de plus du plomb dans l’aile. Quant à l’augmentation de la qualité du service, on a beau chercher…
Et dire qu’il y en a pour suivre les idées néolibérales de l’UDC et vouloir infliger plus de concurrence à la santé publique.

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