SANatorium

Autrefois, les privatisations, c’était jouer à l’apprenti sorcier. Avant de privatiser, on ne pouvait pas savoir que ça allait foutre un sacré chaos, que les actionnaires allaient s’en mettre plein les poches et que les usagers allaient déguster. Les pannes d’électricité et les hausse de prix à cause de l’ouverture du marché de l’énergie? On savait pas, promis. La gabegie des chemins de fer privatisés? On savait pas non plus, promis.
Mais, grâce au service des automobiles et de la navigation vaudois (SAN) et à son inénarrable directeur, on a pu tester en grandeur nature comment fonctionne un service public privatisé. Pardon, privatiser, c’est un gros mot. On dit : auto(vroum!)-no-mi-sé. On sait désormais d’avance que les méthodes de gestion du secteur privé peuvent aussi conduire (re-vroum!) à des catastrophes: Fêtes sans limites pour les cadres, fonds secrets, pouvoir quasi discrétionnaire pour le chef, personnel malmené. Sans oublier la perte de contrôle démocratique sur des tâches essentielles de l’Etat telles que la délivrance ou le retrait de permis ainsi que la sécurité des véhicules. Le 21 octobre, le peuple vaudois pourra serrer le frein à main.

Chronique de politique chronique parue dans le tromblon du 1er octobre.

Le 21 octobre: Non à l’autonomisation (privatisation) du service vaudois des automobiles et de la navigation (SAN)! Plus d’information…

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(PS: Aujourd’hui, je change d’emploi: Je quitte Unia pour sa faîtière, l’Union Syndicale Suisse)

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