Carnet de campagne IV : la quête des roses

Pas de campagne socialiste sans roses. Offrir une rose est le meilleur moyen d’intéresser les citoyens à nos idées, même s’ils y sont a priori hostiles. La rose brise la glace. Et, au fond, comment peut-on refuser une rose ?


Au début de campagne, nous avons donc commandé près de 2500 roses pour les 16 stands que nous tenons sur les marchés du district (vendredi, j’étais à Pully et samedi, à Oron-la-Ville, puis Lutry). Mais nous avons bien failli être privés de roses, pour cause de St-Valentin. En effet, la Migros, chez qui nous avions passé commande, nous a dit à la dernière minute qu’elle ne pouvait l’honorer. En plus de prendre de haut la liberté syndicale et la qualité des conditions de travail, voilà que le géant Orange n’est plus capable de tenir parole. Qui plus est à propos de fleurs. Bref, histoire de ne pas se retrouver sans rien à distribuer (et ne pas devoir faire comme les verts qui distribuait des kiwis un peu mollachus, probablement parce que c’est un fruit en accord avec leur nouvelle ligne politique ni-de-gauche-ni-de-droite), j’ai fait le tour des coopets de la région, glânant une botte de roses par-ci, une autre par là. Je suis allé jusqu’à Prilly, mais ai fini par réunir 240 roses pour le stand de Pully. Finalement mes camarades responsables de la livraison pour Lutry et Oron avaient eux aussi assez de fleurs, mais la St-Valentin a bien failli être plus forte que les élections cantonales.

Cette anecdote a été aussi racontée par le quotidien «20 minutes» (désolé, l’article n’est pas en ligne). Qui a malheureusement, confondu les arrondissements de Lavaux-Oron (le mien) avec ceux de la Riviéra et du Chablais. C’est compliqué, ces nouveaux districts!

4 réflexions au sujet de « Carnet de campagne IV : la quête des roses »

  1. Malheureusement, avec un budget de campagne où chaque franc compte, nous étions obligés de parer au moins cher, donc de demander à notre chère Migros… Bon, ce sont des roses max havelaar, mais j’ai appris récemment que max havelaar, ce n’est pas aussi équitable et écologique que ça devrait. Dilemne, dilemne…

  2. à la migros moins cher que directement au producteur? J’ai des doutes quand meme.
    Hé oui, max havelaar n’est pas aussi bien que prétendu. C’est ce qui arrive quand la taille de la société devient suffisamment importante pour aiguiser les appétits financiers. On passe sur un de nos beaux principes, puis sur un autre, et finalement on devient une société pas tellement plus éthique qu’une autre.
    Quand l’égo prend le pas sur l’idéal, les bonnes intentions du départ s’effacent vite devant les besoins de l’économie.

  3. Au sujet de max havelaar, une de mes collègues a visité il y a deux semaines une ferme labellisée au Kenya, qui produit… des roses. Max havelaar paie le salaire minimum légal, soit un salaire deux fois plus élevé que chez les producteurs qui n’ont pas ce label. Mais ce salaire ne permet pas vraiment de vivre décemment. L’entreprise dispose d’un médecin et tous les employés ont droit à une visite par mois. Heureusement d’ailleurs, vu qu’elle utilise des pesticides (enfin bon, moins qu’ailleurs, paraît-il). Pas facile, le commerce équitable!

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